La loi du 26 janvier 2016 concernant la modernisation de notre système de santé impliquait une prise en compte des activités physiques et sportives dans les politiques publiques. Un arrêté publié le 8 novembre 2018 établi une liste des certifications fédérales autorisant la dispensation d’une activité physique adaptée sur prescription médicale. 

Dans le cadre de cette loi, deux dispositions avaient été développées :

  • le bénéfice de l’activité physique et sportive dans la prévention de pathologies, de traumatisme et de la perte d’autonomie
  • la possibilité pour les médecins traitants de prescrire une activité physique adaptée aux patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD). Cette disposition permettait également aux professionnels de la santé et du sport d’intervenir dans ce cadre.

Que dit l’arrêté du 8 novembre 2018 ?

Les éducateurs sportifs seront maintenant en mesure de dispenser une activité physique adaptée aux patients en ALD. Cet arrêté ne s’applique cependant pas aux patients présentant des limitations fonctionnelles ou des limitations fonctionnelles minimes.

L’arrêté liste 22 diplômes fédéraux autorisant leurs titulaires à encadrer une activité physique adaptée. Cette liste pourra être amenée à évoluer et d’autres arrêtés définiront prochainement la liste des éducateurs pouvant dispenser une activité physique adaptée. Cette liste concernera notamment les titulaires d’un certificat de qualification professionnelle.

Des freins encore nombreux

Cet arrêté permet ainsi de structurer le déploiement de l’activité physique sur prescription médicale. Cependant, les freins à l’activité physique sur ordonnance restent nombreux. Dans un article daté du 14 novembre dernier, le journal Le Monde révélait que ” Sur 457 médecins sollicités par mail ayant suivi une formation à la prescription d’activité physique à l’IRBMS, 158 ont répondu au questionnaire. S’ils se sentent majoritairement aptes à prescrire de l’activité physique – et presque tous (86 %) convaincus des bienfaits –, 46 % n’en ont pas prescrit, et seulement 6 % à 13 % en ont prescrit (respectivement plus de 10 fois et entre 6 et 10 fois). La majorité (60 %) disent « ne pas être suffisamment avertis sur les bonnes consignes de prescription ». Ils indiquent en outre que les patients sont peu demandeurs, plus de la moitié ont refusé en raison du non-remboursement.”

Le sujet de la prise en charge par l’Assurance Maladie du sport sur ordonnance est un des nombreux dossiers portés par les acteurs de la filière de l’économie du sport pour que l’activité physique et sportive prenne toute sa place dans une politique ambitieuse de santé publique en France.

Retrouvez l’intégralité de l’arrêté du 8 novembre 2018 ici

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a rendu ses conclusions suite à la saisine gouvernementale de février dernier sur les modes d’exposition des populations sur les terrains de sport et les aires de jeux. Verdict : le risque sanitaire est « faible ou négligeable » pour les utilisateurs de gazon synthétique, d’après l’analyse des études françaises, européennes et internationales existantes. (suite…)

pep'Sportpep’Sport, dont Filière Sport est partenaire, organisera les mercredi 14 et jeudi 15 septembre 2016 les premières rencontres professionnelles du sport en entreprise. L’objectif est de mettre en avant tous les acteurs du sport et de l’activité physique et sportive (APS), présenter les solutions du sport en entreprise et communiquer sur ses bénéfices auprès des salariés et du management.

Depuis quelques années, les programmes d’incitation au sport sont de plus en plus développés en interne dans les entreprises afin de maintenir la bonne santé physique et psychologique des dirigeants et des salariés. Le bien-être au travail est en effet une problématique sur laquelle planchent main dans la main les entreprises, les organisations syndicales et patronales, ainsi que les acteurs du monde de la complémentaire santé.

Les bienfaits économiques du sport en entreprise

Selon une étude* du cabinet Goodwill Management, appuyée par le Medef, le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) et AG2R La Mondiale, le sport en entreprise a un impact positif direct sur le bien-être et la productivité des salariés, la rentabilité des entreprises, ainsi que sur la société civile.

Ainsi un travailleur sédentaire verrait sa productivité augmenter de 6 % à 9 % dès lors qu’il exerce une activité physique régulière. Un taux qui varie ensuite selon l’intensité de la pratique et le degré d’incitation au sport par l’entreprise (simples encouragements, mise en place d’espaces dédiés, possibilité d’exercer une activité sportive sur son temps de travail, etc). Un gain de productivité qui influence nettement la rentabilité de l’entreprise (entre plus 4 % et 14 %). A noter qu’une potentielle baisse de l’absentéisme n’a pas été prise en compte.

Enfin, en cas d’activité physique et sportive régulière,  chaque salarié pourrait économiser entre 30 € et 34 € de frais de santé par an. Des résultats bien plus conséquents du côté de la société civile, qui elle, économiserait entre 308 € et 348 € de dépenses de santé par an et par personne ! (réduction des frais d’hospitalisation et des indemnités journalières notamment).

* Méthodologie : étude menée conjointement via une revue de littérature scientifique (plus de 150 études prises en compte) et une enquête soumise à 200 entreprises (toutes tailles et tous secteurs d’activité) issues des bases de données du Medef et du CNOSF.

pepSport 2016, l’événement qui fédère les professionnels du sport en entreprise

Maladies cardiovasculaires, diabète, obésité…la sédentarité renforce toutes les causes de mortalité. En France, 43 % des salariés passent plus de 5 heures par jour assis devant un écran au travail. Ce constat alarmant est le point de départ de l’initiative lancée par pepSport : l’organisation des premières rencontres professionnelles du sport en entreprise, qui auront lieu en septembre prochain.

Un grand nombre de conférences seront organisées durant les deux jours de l’événement. Trois grandes problématiques seront notamment traitées :

1.    Sport et Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)
2.    L’innovation dans le sport
3.    Partage et retour d’expérience sur des projets déjà mis en place

Un panel de dirigeants d’entreprises, médecins et sportifs viendront exposer leurs connaissances sur le sujet. Des sous-commissions auront également lieu toute la journée afin de répondre au sujet le plus précisément possible. Enfin des ateliers exposants permettront de promouvoir les services, produits et solutions des participants. Ces derniers auront une tribune de 45 minutes pour convaincre un public averti. Qui dit conférence dit conférencier. C’est pourquoi pepSport invite ainsi tout professionnel à venir prendre la parole afin de partager son expérience et ses idées, sur le sujet de son choix. Pour plus d’informations: rendez vous ici.

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Présenté pour la première fois en avril 2012, le projet de Stéphane Diagana semblait à l’arrêt. Il sera finalement bien réalisé, à Mougins (06), dans les Alpes-Maritimes, et s’étendra sur 4 hectares. Le Campus Diagana Sport & Santé sera le premier complexe européen alliant sport pour la santé et sport performance. Il intégrera des équipements sportifs, un espace de restauration diététique ainsi que l’Institut de recherche sport santé. Le chantier devrait commencer en novembre 2016 pour une livraison prévue fin 2018.

Ce nouveau Campus accueillera dans des conditions exceptionnelles les sportifs européens de tous niveaux (running, athlétisme, triathlon, cyclisme, natation) et  permettra également aux Mouginois de bénéficier de programmes sport santé et de services de bien-être (spa, piscine…). Situé dans le quartier du Fond de l’Orme (qui dispose déjà d’un pôle santé d’excellence et d’équipements sportifs de qualité comme une salle omnisports, un terrain de beach-volley et un golf), le Campus Diagana Sport & Santé sera équipé de :

  • une piste d’athlétisme de 400 m et 6 couloirs, équipée de capteurs de puissance et 5 couloirs de 155 m en ligne droite abrités avec sautoir de perche, longueur et hauteur
  • un anneau cyclable
  • une piscine de 50 m dont 25 m abrités
  • un bassin aqua sportif
  • des salles de condition physique et de musculation
  • un plateau technique d’évaluation et des cabinets de consultation

Intégré juste à côté du parc naturel de la ville, il donne accès au parc départemental de la Valmasque dans lequel des kilomètres de nature attendent les pratiquants de marche, de course à pied et de vélo.

L’investissement immobilier est évalué entre 24 et 26 M € pour ce campus de 4 hectares. L’investissement d’exploitation est quant à lui estimé à 3 M €. 75 salariés devraient être employés d’ici la 5e année d’exploitation. Le montage financier n’a pas été précisé.

Valérie Fourneyron (Photo Filière Sport)

Valérie Fourneyron

Notamment initié par la députée Valérie Fourneyron, ancienne ministre des Sports,  l’amendement sur la prescription médicale du sport vient d’être adopté à l’unanimité par l’Assemblée Nationale.

Intégré en première lecture par l’Assemblée nationale dans le projet de loi sur la modernisation de notre système de santé, l’amendement avait été supprimé par le Sénat. Il a été rétabli en deuxième lecture par l’Assemblée nationale. La mesure, dite “Sport sur Ordonnance”, permettra aux médecins traitants de prescrire  des activités physiques aux patients atteints d’affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le cancer, ou les maladies neurologiques. En France, ce sont plus de 9 millions de personnes qui souffrent d’une des 30 ALD reconnues à ce jour.

Reconnue et validée scientifiquement, l’activité physique régulière constitue une thérapeutique non médicamenteuse efficace. Une pratique encadrée et personnalisée permet de combattre le diabète, les maladies chroniques ou encore de prévenir les accidents cardio-vasculaires. Enfin, le sport contribue à faire considérablement chuter le taux de mortalité chez les hommes et les femmes atteints d’un cancer (entre 30 et 60 %).  Reste à savoir, au delà des principes, comment ces prescriptions médicales seront mis en oeuvre et prises en charge.

Dans le cadre de la rencontre Inosport, qui aura lieu le jeudi 11 juin 2015, le pays Voironnais et le cluster Sporaltec, organisent pour la troisième année un concours national valorisant une sélection d’innovations dans les secteurs du sport, des loisirs, de la santé et du bien être.

Un concours ouvert aux professionnels. . .

Ce concours est destiné aux entreprises du secteur dont les produits sont développés en France mais aussi à toutes les entreprises françaises dont les innovations peuvent être intégrées à un produit de sport, loisirs, santé et bien être.

. . . Récompensant leurs innovations

Le jury, composé de professionnels, élira sept lauréats dans les catégories suivantes : le design, l’équipement collectif, la santé, le bien être ou la prévention, les services, la technologie.
A cela s’ajoute deux prix spéciaux destinés à récompenser deux micros entreprises (moins de 10 salariés) :
– Le prix spécial Pays Voironnais, dont le lauréat recevra 5000€
– Le prix spécial Sporaltec, récompensé par 3000€

Près de quatre Français sur dix prennent la résolutions de “faire du sport” en 2013, selon le deuxième Baromètre annuel Sport Santé, un sondage commandé par la Fédération française d’Education physique et de Gymnastique volontaire (FFEPGV).

Les Françaises et les Français considèrent que leur état de forme mentale et physique est plutôt moyen en cette fin d’année 2012 : ils s’attribuent une note de 5,8 sur 10 sur ce critère, selon le baromètre. Un écrasante majorité (82 %) avoue même négliger leur forme physique.

Pas étonnant dès lors que 47 % qu’ils placent la pratique sportive parmi leurs premières priorités : 37 % des Français annoncent vouloir faire du sport en 2013, contre 32 % en 2012. 28 % annoncent vouloir davantage prendre soin de leur corps (19 % en 2012). Reste à savoir combien de temps dureront ces bonnes résolutions, sachant que 47 % des répondants affirment “ne pas avoir assez de temps pour prendre soin de soi ou de son corps”…

 

Trop de produits chimiques dans les vêtements de plein air ! Le résultat d’une étude menée pour Greenpeace par deux laboratoires indépendants et publiée sur le site allemand de l’organisation écologique montre que les composés perfluorés (PFC), utilisés pour leur résistance à la chaleur, leur imperméabilité et leur capacité à repousser la poussière étaient dangereux pour la santé humaine et l’environnement.

Quatorze vêtements pour femmes et enfants de marques « outdoor » ont été testé aux PFC et autres produits toxiques. Les vêtements en Gore-Tex sont notamment montrés du doigt. Greenpeance exhorte alors « le secteur des vêtements de plein air à remplacer les produits chimiques dangereux par d’autres, respectueux de l’environnement ». Les marques The North Face, Jack Wolfskin, Mammut, Vaude, Marmot, Kaikkialla et Patagonia sont visées par cet avertissement. Selon l’organisation écologique, l’Allemagne est le plus grand marché européen pour ce type de produits, avec plus d’un milliard d’euros de ventes annuelles.