Run KeeperL’équipementier japonais a annoncé avoir racheté la société américaine FitnessKeeper, propriétaire de l’application Runkeeper comptant plus de 33 millions d’utilisateurs à travers le monde. Une stratégie numérique qui ressemble  à celle entreprise par Adidas qui a mis la main sur l’application mobile Runtastic au mois d’août dernier.

Créée en 2008, Runkeeper est une application smartphone enregistrant l’activité de marche, de course à pied ou de vélo de l’utilisateur. Elle a été l’une des premières à exister sur le marché des trackeurs d’activité par téléphone. Son rachat par l’équipementier nippon Asics s’inscrit dans la volonté pour la marque de se rapprocher de ses cibles prioritaires ; à savoir les jeunes et les femmes. Asics montera à 100 % du capital de FitnessKepper. Cette dernière sera intégrée dans une nouvelle société créée pour l’occasion et qui verra le jour dans l’état du Delaware (Etats-Unis). Selon itespresso.fr, l’opération devrait coûter 85 millions de dollars.

L’application Runkeeper ne disparaîtra pas pour autant et disposera même de moyens plus conséquents et de nouvelles fonctionnalités à l’avenir.

2015_epiclist_wood-tableÉlaborée en 2013 par l’entreprise Epic Peaks, l’application Epiclist a été rachetée par l’équipementier de montagne allemand Vaude (tentes, sacs à dos, chaussures…).

Epiclist offre une nouvelle approche des sites naturels aux globe-trotters et passionnés de sports outdoor en sensibilisant les utilisateurs à la préservation de l’environnement. Elle propose 13 000 récits illustrés (photos, cartes, plans) comportant des conseils et informations pratiques pour guider au mieux les voyageurs. Un espace communautaire est intégré afin d’échanger entre amis, de s’informer sur le terrain ou encore de planifier ses voyages.  Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie globale de Vaude, qui s’intéresse de près depuis longtemps aux problèmes environnementaux. L’entreprise a ainsi été récemment nommée dans la catégorie “Management durable” aux Ecosport Awards 2015. L’application, gratuite et disponible sur le système d’exploitation Apple, fournira de plus à la marque allemande un outil CRM de qualité.

Le 5 décembre prochain, Quechua lancera son premier smartphone dédié à la randonnée en montagne, le Quechua Phone. En partenariat avec Géonaute, autre marque de la holding Oxylane, et l’industriel français Archos, le smartphone est le fruit d’un an et demi de tests et recherches dans les laboratoires de la marque.

QUECHUA PHONE mountainproofVendu 229,90 euros dans seulement 270 magasins du réseau Oxylane, dans huit pays européens (France, Allemagne, Grande Bretagne, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Italie et Portugal), le Quechua phone 5 se veut surtout pratique, pour une utilisation extrême, aussi bien sous la pluie que dans des conditions de fortes chaleurs.

Ainsi, le téléphone possède un écran 5 pouces rétro-éclairé lisible au soleil, un altimètre intégré et une coque étanche, renforcée d’une plaque en métal pour résister aux chocs. Selon la marque, son appareil résiste aux éclaboussures d’eau, à la poussière, à la neige ainsi qu’à la boue. Mais sa grande force réside surtout dans sa batterie longue durée qui assure une grande autonomie à l’appareil. Des atouts qui le rendent toutefois un peu lourd, par rapport aux smartphones haut de gamme mis actuellement sur le marché. Un inconvénient sur lequel les chercheurs en R&D de la marque travaillent mais leur principal souci reste de proposer un appareil à moins de 350 euros. « Nous ne nous lançons pas sur le marché des smartphones citadins, très pointus, où la concurrence est déjà très forte. Il n’est pas question de vouloir se frotter à Samsung ou Apple ou de proposer un appareil incassable comme Caterpillar, à destination des ouvriers de chantiers », prévient Christian Ollier, directeur de Quechua.

Applications dédiées

« Selon nos estimations, 75% des randonneurs partent en montagne avec un smartphone. Nous restons donc sur un marché de niche, pour répondre aux besoins de cette population ». Ainsi, une trentaine d’applications intégrées (altimètre baromètre, stations de ski, reconnaissances des plantes, etc.) sont intégrées au téléphone.

Quechua Guide, une application en téléchargement gratuite devrait également être bientôt proposée aux internautes. Cartes ou encore informations pratiques pour la préparation à la randonnée, l’application veut accompagner le randonneur avant, pendant et après sa sortie. Elle sera également disponible sur tout autre appareil sous Android, et sur Iphone.

Innovations à suivre

Dans un marché où le textile domine encore (il représente 42% de l’activité de la marque, contre 25% pour la chaussure et 33% pour le matériel), le smartphone permettra également de lisser les ventes de la marque Oxylane et de s’affranchir un peu plus de la météo, contrainte essentielle des ventes de produits outdoor. Même si Quechua veut rester discrète sur ses projets futurs, une amélioration de ce premier modèle de téléphone est déjà dans les cartons. « Le modèle est flexible et devra évoluer en fonction des demandes des clients. Nous pensons par exemple à intégrer la 4G » avance Jean-Charles Laugt, directeur innovation de Quechua. La marque a d’ores et déjà laissé entendre qu’une tablette était à l’étude pour l’année prochaine.

Joël Clergiot

NIKEUNBLEVIE-222Le 2 juillet 2013, Nike a lancé une nouvelle application mobile, conçue pour informer les designers et créateur de produits de l’impact environnemental des matériaux qu’ils choisissent.

Baptisée Making, l’application évalue l’impact environnemental en matière d’utilisation de produits chimiques, d’eau ou d’énergie, et de traitement des déchets, à partir d’un index des matériaux durables établis par le groupe depuis sept ans. Elle permet également de savoir si le matériau choisi utilise des produits recyclés ou est issu de l’agriculture biologique. Elle compare également les différents matériaux pour déterminer lesquels sont les moins polluants.

Développée avec la collaboration des étudiants du centre de la mode éco-conçue du London College of Fashion, Making, elle est gratuite et à destination des designers du monde entier. Actuellement, les techniques de teintures des tissus utilisent plus de 200 tonnes d’eau par tonne de tissu traitée. Sur son site internet, le groupe Nike rappelle que d’ici à 2015, l’industrie textile mondiale devrait produite plus de 400 milliards de mètres carrés de tissus par an.