Avec tout l’enthousiasme et l’humilité d’une femme de terrain attentive au monde qui l’entoure, Pascale Gozzi, a expliqué à Filière Sport ses convictions et son quotidien de détaillante multisports, multimarques et multimagasins établie au pied des Alpes. (Extrait du grand entretien diffusé en mars 2016 dans Filièresport n°38).

 Dates clés

1961 : création par William Gozzi, actuel président, à Voiron (38)

1979 : rachat d’une usine voironnaise pour y transférer le magasin (1 500 m2)

2003-2004 : rachat de l’entreprise par les enfants de William Pascale prend la direction des magasins de sport et Stéphane dirige la branche Equipements de protection.

2005 : ouverture d’un deuxième magasin en périphérie de Voiron (2 100 m2)

2009 : rachat de Bado Sport, au centre-ville de Valence (26)

2013 : création de Gozzi Sport Bourgoin-Jallieu (38)

 

Racontez-nous vos débuts…

J’ai rejoint l’entreprise en 1993, après un BTS commercial. Gozzi Sport était alors en croissance. C’était une entreprise familiale typique : toute la famille, père, mère, tante,  cousin,  neveu,  nièce y travaillaient déjà ! Avec mon père à  la direction, ma mère aux RH et ma tante aux achats, une de mes problématiques a été de trouver ma place dans l’organigramme…

Comment vous êtes-vous imposée ?

J’ai introduit chez Gozzi Sport ce qui pour mon père était secondaire : la communication et le marketing. Le bouche- à-oreille était son seul moyen de faire parler du magasin, et il avait sûrement raison en termes de retour sur investissement… Mais j’arrivais aussi au bon moment : celui où mon père, qui avait à l’époque la soixantaine, a initié le rapprochement avec une centrale d’achats.

« Aujourd’hui, être un vendeur ne suffit plus, il faut être une référence. »

Qu’est-ce qui l’a convaincu de choisir Sport 2000 ?

Sport 2000 a su être l’écoute de son individualité. C’était important, car la crainte de tout indépendant qui rejoint une enseigne, c’est d’être absorbé ou d’entrer dans une pratique du commerce aseptisée.

En quoi ce rapprochement vous a-t-il aidée ?

Je me suis servie de Sport 2000 pour poser les bases d’une politique de communication et concentrer mon énergie à rester créative, dans l’événementiel et la mise en avant de nouveaux rayons.

Plus généralement, que vous apporte Sport 2000 ?

Côté consommateurs, même si à Voiron on nous appelle toujours Gozzi, une enseigne nationale rassure et crée du trafic. La centrale procure aussi de la stabilité au quotidien, grâce à la mutualisation des achats, au paiement centralisé, etc. Et personnellement, j’apprécie le fait d’appartenir à un groupe, de pouvoir échanger. J’ai aussi vraiment besoin qu’ils m’aident à progresser dans le métier de chef d’entreprise multisite.

Quand avez-vous pris le tournant du multimagasins ?

En 2005, nous avons ouvert une grande surface en périphérie de Voiron. Mon père a négocié le terrain et m’a laissée gérer la suite avec Sport 2000. C’était vraiment intelligent de sa part. Lui, à 70 ans passés, avait besoin de mon énergie, et moi de son expérience. Avec cette création, nous avons vérifié que nous étions capable de passer de un à plusieurs point de vente. Parallèlement, mon frère Stéphane et moi avons racheté l’entreprise, ce qui nous a ancrés dans nos responsabilités, avec toujours mon père très présent.

Quand vous a-t-il vraiment confié les rênes ?

En 2011, j’ai organisé l’anniversaire des 50 ans de l’entreprise et de ses 80 ans : 4 000 personnes se sont déplacées, clients, fournisseurs, confrères, partenaires et amis. Cela reste l’un de mes meilleurs souvenirs. C’est après cette fête avec toute la profession qu’il s’est vraiment retiré de l’affaire au quotidien.

Entre son époque et la vôtre, qu’est-ce qui a changé ?

La première génération a eu la faculté d’évoluer de manière progressive et lente, alors qu’aujourd’hui nous sommes dans une course à l’adaptation et au développement, aux mètres carrés et à la rentabilité. Et on ne peut pas y échapper, car sinon d’autres prennent le marché.

Qu’est-ce qui vous occupe le plus en tant que chef d’entreprise ?

Ma mission principale est de gérer les ressources humaines. C’est d’un côté très normé, il y a les entretiens annuels, les plans de formation… Et de l’autre, il faut motiver sans brusquer. Avec quatre magasins, il faut que je fusionne intellectuellement avec les acheteurs et les directeurs, pour être sûre que la stratégie est bien relayée. Je préfère des salariés qui osent, quitte à se tromper, plutôt qu’ils aient peur de prendre des risques.

« Vendre en ligne, ce n’est pas mon métier. Mieux vaut utiliser Internet comme outil marketing pour séduire la nouvelle génération. »

Comment définissez-vous la culture de l’entreprise Gozzi Sport ?

Avant tout, la culture d’entreprise vient de l’homme qui l’a fondée. Le business, le produit sont moins importants que les valeurs que nous transmettons par notre pratique du sport. Notre vraie passion, c’est la performance, la technicité et la personnalisation.

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Par exemple, nous ne vendons pas une paire de chaussures de ski sans faire de la podologie, pas de vélo sans étude posturale. Sur un marché difficile comme le golf, nous avons intégré un joueur professionnel, qui donne des cours, délivre des conseils personnalisés aux clients et propose le fitting des clubs. Son succès m’a encouragée à embaucher un tennisman au profil similaire. Dans le ski, mon cousin Philippe, qui est président d’un club de sports, organise des courses et est tous les week-ends sur le terrain. Aujourd’hui, être un vendeur ne suffit plus, il faut être une référence. Chaque secteur est traité comme un magasin spécialisé en termes d’offre et de services, et doit trouver son équilibre économique.

Les clients restent-ils friands de grandes marques ?

J’ose espérer que oui ! Les bonnes marques rassurent et surtout sont un signe d’appartenance incontournable pour qui veut sortir du loisir et entrer dans la performance. Je crois en la marque, c’est ma stratégie, elle répond à notre positionnement sur mon marché local et est en phase avec le positionnement de Sport 2000. Mais il faut aussi que les marques croient en nous…

Qu’attendez-vous de vos fournisseurs ?

J’attends d’eux une souplesse pour accéder au produit, afin de me per- mettre de répondre à la demande des clients. Avec internet, dans la tête des gens, on peut avoir accès à tout à moindre coût, recevoir et renvoyer des produits sans avoir à supporter les frais de port, etc. Dans mes magasins, si je veux commander une paire de chaussures supplémentaire pour un client, cela ne sera pas toujours possible et je vais payer des frais de port. L’évolution vers une fluidité des échanges fournisseurs détaillants est indispensable pour que le consommateur soit aussi bien servi en magasin que sur Internet.

Cela ne serait-il pas plus simple si vous vendiez vous-même en ligne ?

Ce n’est pas le même métier. Nos magasins proposent de la largeur d’assorti- ment, de la personnalisation et du service. Un site e-commerce va chercher des volumes à grand renfort de remises. Et cela, sans être obligé de gagner de l’argent, car un pure player déficitaire trouvera toujours un plus gros que lui pour le racheter. Moi, je dois produire un bilan positif à mon banquier. C’est de la concurrence déloyale !

« L’évolution vers une plus grande fluidité des échanges fournisseurs-détaillants est indispensable. »

Vous ne croyez pas au multicanal comme avenir du commerce ?

Si c’est pour réaliser des ventes anecdotiques, quel intérêt ? En revanche, je vais devoir apprendre à utiliser internet comme outil marketing pour séduire la nouvelle génération.

Propos recueillis par ■ O. C.

Sport 2000 se positionne à son tour sur le marché porteur des sneakers avec un nouveau concept pour les magasins S2, misant sur les codes des enseignes de mode et sur un service personnalisé.

Ne dites plus S2 Street & Sport mais S2 Sneakers Specialist. L’enseigne de chaussures de sport, créée en 2003 par le groupement Sport 2000, se réinvente avec un nouveau concept de magasin positionné sur le créneau des tennis et baskets iconiques de la mode, les sneakers. Tenu par Matthieu Josserand, l’adhérent « référent S2 » du groupement, le premier magasin à avoir adopté le nouveau modèle est celui du centre-ville de Metz, prélude à un déploiement à l’échelle de l’ensemble du réseau (24 magasins).

Le mobile de baskets et sa table miroir

Les codes de la mode

S2 n’est pas la première enseigne de chaussures à se positionner sur ce marché : il y a quelques mois, Courir l’a devancée avec un nouveau concept destiné aux « sneakers lovers ». Mais si elle vise la même cible que Courir, S2 le fait avec ses propres arguments. Cross, l’agence de design qui a créé le concept (après avoir œuvré sur le format montagne de Sport 2000), les résume en une expression : « L’Exposition ». En clair, il s’agit de « présenter les produits sport iconiques avec des codes ‘fashion’ », explique Nathalie Caron, directrice marketing du groupe Sport 2000. Une ambition en phase avec les attentes des acheteurs de sneakers, une clientèle mixte de 15-24 ans, urbaine, connectée, en quête d’une expérience consommateur unique et sans cesse à l’affût de la dernière réinterprétation de leur modèle culte.

Le “magasin aux chaussures suspendues”

Le “prisme” et sa déclinaison en vitrine

Cette approche se concrétise sur le point de vente par un dispositif très malin de scénarisation des chaussures « du moment » : un « prisme » composé miroirs permettant de montrer la chaussure sous tous les angles. Décliné sur une « stèle » dans l’une des vitrines, ainsi qu’à l’intérieur du magasin, sur les muraux et prochainement au sol pour permettre aux clients de se visualiser chaussures au pied, ce système protégé par un brevet a l’avantage d’être efficace et peu coûteux. Il est complété par des éléments de théâtralisation du point de vente. Une table miroir reflète un mobile de sneakers « pour que dans toute la ville, S2 soit reconnu par la clientèle comme le magasin aux chaussures suspendues », explique Nathalie Caron. Au chapitre de la différenciation, S2 se distingue par ailleurs par un parfum d’ambiance qui lui est propre, comme Sport 2000 Montagne, mais avec une fragrance acidulée.

Un “Lounge” et des modèles uniques

Davidz, grapheur de “tennis culte”, en action à Nancy

Autre caractère distinctif du concept, sa vaste palette de services. Le plus remarquable est la personnalisation des chaussures par des grapheurs en vogue, prestation payante proposée au cours d’événements et sur commande à l’année, aboutissant à créer des modèles uniques. S2 procure également un service de nettoyage des chaussures et une « Box admission », une formule de carte cadeau réinterprétée. Enfin, un « Lounge S2 » remplace la traditionnelle carte de fidélité : ce club offre aux clients qui y adhèrent des informations sur les nouveautés, des invitations à différentes animations, des goodies, la possibilité de réserver et précommander des produits et même d’acheter des articles non référencés (via les extranet des fournisseurs). Le Lounge est accessible en ligne via une borne tactile en magasin.

Un marché porteur mais convoité

Puriste, l’assortiment exclut les vêtements pour se limiter aux chaussures et à quelques accessoires (lacets, produits d’entretien…). L’offre est circonscrite aux dix marques les plus légitimes sur le marché des sneakers et compte 150 pieds. Coopérative oblige, les adhérents gardent la main sur


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MilémilPar conviction et passion du ballon rond, Isabelle Dhume et Christophe Pinet ont lancé, à Romans en 2014, Milémil, la première marque de chaussures de football 100% made in France depuis le début des années 90. Deux ans après son lancement et en plein Euro 2016, la marque fait son entrée dans 10 magasins Sport 2000.

Prouver le savoir-faire français en matière de chaussures de foot. Vaste défi ! Défi que relèvent Isabelle Dhume et Christophe Pinet depuis deux ans. « Depuis le début des années 90, et la faillite de la société Patrick, qui avait en son temps équipé des joueurs comme Platini ou Papin, il n’existait plus de “crampons” fabriqués en France, explique Christophe Pinet. En tant qu’ancien joueur et amateur de foot, je trouvais que c’était une lacune ». De ce constat est né l’aventure Milémil.

Encore fallait-il encore affiner le concept. “ Le marché est trusté à 98% par Nike et Adidas et nous devions proposer un produit sortant de l’ordinaire si nous voulions exister », explique le dirigeant de la société drômoise. Résultat, les deux associés vont plancher sur une chaussure 100% cuir résolument vintage. « C’est ce qui fait notre originalité et notre force. Nous garantissons des matières premières françaises avec des chaussures finies et assemblées dans la capitale de la chaussure qui nous permet d’ailleurs d’afficher sur nos produits le label : Véritable chaussures de Romans. »

De part ce positionnement, le Made in France version Milémil séduit une clientèle âgée entre 27 et 40 ans. « Ces footballeurs ne sont pas nostalgiques, ils sont en quête de confort et trouvent dans la fabrication française une réelle valeur ajoutée, un acte militant, qu’ils sont prêt à payer plus cher » précise Christophe Pinet. Le prix d’une paire de chaussures Milémil tourne en moyenne autour des 200 €.

C’est en plein Euro 2016, la marque Milémil vient de faire son entrée chez Sport 2000. Dix magasins ont été choisis pour leur représentativité afin de commercialiser deux modèles de chaussures. Pour le lancement de cette opération, l’enseigne a d’ailleurs décidé de ramener le prix conseillé des chaussures de 259 € à 159 €.

Jean-François Pibre, avec la rédaction

La façade de Sport 2000 Morzine, qui aura 50 ans cette année.

Sport 2000 Morzine

Le nouveau concept de l’enseigne met tout en oeuvre pour rendre la location de skis plus agréable et rapide, faire revenir le client, renforcer l’identification du réseau et… convaincre les adhérents d’adopter son nouveau modèle d’agencement.

Le 15 janvier dernier, Sport 2000 a officiellement inauguré son nouveau concept de magasin de montagne à Super Bernex et Morzine (74), deux pilotes respectivement exploités par les adhérents Pierre Jacquier et Laurence Mathias. L’un des aboutissements du projet Cap 2016, ce nouveau concept a pour objectif de « rendre l’enseigne plus performante dans la captation de clientèle locale, de valoriser nos métiers et de conforter la marque Sport 2000, avec pour corollaire la consolidation du sentiment d’appartenance des adhérents », résume Stéphane Solinski, directeur général de Sport 2000 France. L’enjeu est important pour l’enseigne, dont les magasins de station de ski réalisent


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LOGO SPORT 2000Christophe Ghesquières a été nommé directeur des achats du groupe Sport 2000. Après une carrière dans la grande distribution (Auchan, Casino ou Conforama) il aura pour mission chez Sport 2000 le pilotage de la performance “well-out”, selon Fashion Mag.

Il travaillera également sur l’amélioration du nouveau concept magasin au coté du service marketing et de Thierry Thomas, fraichement nommé directeur des systèmes d’information du groupe.

Thierry Lavigne Sport 2000Transition maîtrisée chez Sport 2000. Thierry Lavigne, 43 ans, a été élu à l’unanimité président du conseil d’administration de la coopérative de magasins d’articles de sports et de Sport 2000 Invest, structure qui regroupe les parts des adhérents. Il succède à ces fonctions à Jérôme Camps. Ce dernier garde un poste au conseil d’administration de la coopérative et reste l’adhérent « référent montagne » de Sport 2000.

Ce renouvellement est la deuxième phase d’un passage du témoin initié en début d’année 2015 avec le retrait de Yannick Morat, président de Sport 2000 France (la centrale de référencement du groupe) au profit de Christophe Mostaert.  Après quatre années de désendettement (20 millions d’euros remboursés), le groupe va en effet pouvoir « revenir à des priorités 100% opérationnelles », selon Yannick Morat, qui a préféré céder les rênes à Christophe Mostaert dès le début de l’année budgétaire pour plus d’efficacité. Yannick Morat reste lui aussi administrateur.

Etalement du solde de la dette

Jérôme Camps se met en retrait au lendemain de l’assemblée générale du 29 juin 2015. Une sortie par le haut, quelques jours après que la coopérative et Activa Capital sont arrivés à un accord sur le solde de la dette du groupe. Celui-ci, soit 10 millions d’euros, a été étalé sur quatre ans et le niveau d’Ebitda requis par les actionnaires, abaissé de manière à « ménager une enveloppe globale de 4 millions d’euros par an pour les magasins » jusqu’en 2018.

Un autodidacte passé par Décathlon

Thierry Lavigne, son successeur, est à la tête de 5 magasins de taille moyenne (600 à 800 m2 sur des zones de chalandises de 15 000 à 25 000 habitants) en Gironde et Dordogne. Il est administrateur de la coopérative depuis 2011, avec pour principale responsabilité le développement de l’enseigne. Comme président de la coopérative et de Sport 2000 Invest, il entend « préserver les intérêts des coopérateurs » et épauler Christophe Mostaert dans l’achèvement du programme Cap 2016 (désendettement total de Sport 2000 avant sortie d’Activa Capital) et le lancement du projet Mag 2.0., qui vise à « redonner de la rentabilité aux points de vente », à travers des méthodes merchandising et un futur nouveau concept.

Sport-AchatH 2014_3Réservé aux professionnels des articles de sport, le salon Sport-Achat Hiver se tiendra du 9 au 11 mars à Lyon Eurexpo, une semaine plus tôt que l’an dernier. Quelque 300 exposants (plus de 600 marques) y proposeront leurs gammes automne-hiver 2015-2016 aux détaillants. L’équipe de Filière Sport sera présente sur le salon et vous accueillera sur le stand A03, à l’entrée du salon.

Un fort contingent de nouvelles marques est attendu dans tous les secteurs (ski, board, outdoor, mountain et accessoires), une soixantaine d’exposants étant nouveaux par rapport au salon de janvier 2014. Parmi les nouvelles marques :


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Christophe Mostaert, nouveau président de Sport 2000 France, avec Yannick Morat, son prédécesseur

Christophe Mostaert, nouveau président de Sport 2000 France, avec Yannick Morat, son prédécesseur

Le conseil d’administration de Sport 2000 France a procédé le 13 janvier à l’élection de son nouveau président. Christophe Mostaert, 50 ans, déjà membre du CdA de Sport 2000 où il était en charge des dossiers Concept magasin et merchandising, succède à Yannick Morat, qui occupait la fonction depuis 2011.

Fils de commerçants non sédentaires, Christophe Mostaert a été depuis son plus jeune âge confronté aux fondamentaux du commerce. Après un parcours professionnel d’une vingtaine d’année dans les centres commerciaux et le commerce sous enseigne (développement des centres commerciaux de Franconville, Bercy 2, montage et commercialisation du projet d’Avant Cap à Plan de Campagne, directeur du réseau puis du développement de l’enseigne Soho….), Christophe Mostaert rejoint la coopérative Sport 2000 en 2007 avec l’ouverture d’un magasin sous enseignes Sport 2000 et Mondovelo sà Saint-Maximin la Sainte Baume (83).

Accélérer la mise en oeuvre du plan MAG 2.0 (suite…)

 Sport 2000 vient de communiquer les détails de sa campagne de publicité télévisée pour la location de ski en ligne. Après cinq ans d’absence, l’enseigne fait son retour à la télévision, en mettant en scène, comme le révélait Filière Sport dès le 22 janvier, Luc Alphand, triple vainqueur de Coupe du Monde de ski, ambassadeur du réseau montagne de Sport 2000 depuis plus de 10 ans et devenu lui-même adhérent Sport 2000 avec son magasin de Serre Chevalier. 

Un plan pluri media ambitieux 

La campagne TV, réalisée par l’agence Business, sera lancée dès ce samedi 25 janvier pour 3 semaines sur un bouquet de chaînes de la TNT. Plus de 1000 spots seront diffusés auprès d’une cible familiale française. Dès mi février, au moment des grands départs en vacances vers les stations, Sport 2000 prendra la parole à la radio. Raymond Domenech viendra cette fois encore s’enquérir des conseils du sélectionneur Sport 2000, en la personne de Luc Alphand.

Le plan de promotion sera renforcé par des actions spécifiques sur les réseaux sociaux et notamment Facebook. Ce sont ainsi teasers, coulisses du tournage et autres surprises que les internautes pourront découvrir dès aujourd’hui sur le net les invitant à se connecter sur les sites sport2000.fr et location-ski.sport2000.fr pour en savoir plus sur la campagne et les offres liées.

Sport 2000, acteur majeur de la location de ski en France, est implanté dans 220 stations de montagne. Dans le cadre de son plan triennal CAP 2016, l’enseigne a souligné la volonté d’investir sur son activité et son réseau montagne et son souhait de voir les synergies Plaine Montagne jouer à plein. Cette nouvelle campagne en est aujourd’hui un nouveau témoignage.

 

Jérôme Camps, président de la coopérative et administrateur "montagne" de Sport 2000Fin janvier, Sport 2000 diffusera un spot TV pour son réseau montagne. Cette campagne publicitaire marquera symboliquement le lancement d’un programme de dynamisation des magasins de ski de l’enseigne. Le projet implique à la fois le site internet et les points de vente, et vise à renforcer les synergies entre les réseaux de montagne et de plaine du groupement, expliquent Yannick Morat, président de Sport 2000 France, et  Jérôme Camps, président de la coopérative Sport 2000, dans une interview exclusive accordée au magazine Filière Sport n°13-14 publié ce mercredi 22 janvier


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Ce samedi 17 août 2013, les magasins Sport 2000 émettront le premier spot publicitaire illustrant le nouveau positionnement de l’enseigne. Comme annoncé en juin dernier, elle y donne la parole à  Raymond Domenech… dans un spot que Filière Sport vous permet d’écouter en avant-première : pour écouter les spot cliquez ici (spot générique) et là (spot de rentrée des classes).

Pour écouter le spot cliquez-ici

Réalisée avec Yannick Morat, président de la coopérative Sport 2000, l’annonce que nous diffusons est un spot “générique” destiné au web et aux magasins. En radio, trois à quatre adhérents de régions différentes seront interrogés à chaque opération par Raymond Domenech. L’enseigne a fait un appel à candidature interne qui, explique Nathalie Caron, directrice marketing, “a suscité pas mal d’adhésion de la part du réseau“. Michel Sorin, d’Eragny (95), Daniel Bixel, d’Altkirch (68), Pierre Chaniot de Saint-Maxime (83) et Thierry Lavigne de Ribérac (24), sont les premiers à répondre  sur les ondes à Raymond Domenech, qui leur demande comment ils réagissent aux critiques…

Opération bons d’achat pour la rentrée

La campagne de rentrée des classes est l’occasion pour Sport 2000 de lancer son nouveau feuilleton publicitaire, bâti autour de “l’histoire de deux sélectionneurs qui se rencontrent” : Sport 2000, qui se définit désormais comme un “sélectionneur de marques”, et l’ancien sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech. Dans chaque spot, ce dernier donnera la parole à un adhérent de Sport 2000 (qui est une coopérative de détaillants).

Conçue par l’agence Business, la campagne a également été l’occasion pour l’enseigne de moderniser son identité graphique, avec notamment l’apparition du nouveau slogan, “Aux Marques Citoyens”, sur les visuels qui seront affichés en magasins. A noter que cette mise en avant des marques n’empêche pas l’enseigne de soigner son accessibilité prix tout en encourageant la création de trafic : l’opération de rentrée de Sport 2000 offre le remboursement de 50 % des achats textiles juniors réalisés sous dorme de deux bons d’achats.

SPORT2000

Lundi 1er juillet 2013, la direction du réseau Sport 2000 a profité de ses journées d’achats pour réunir ses adhérents en convention et présenter son plan de reconquête du marché à trois ans et son nouveau positionnement marketing. Comme annoncé en octobre 2012, la coopérative souhaite relancer son réseau et renouveler son dispositif promotionnel. En faisant appel à une voix célèbre… (suite…)

Redisport270613Ils étaient encore 32, ce jeudi matin 27 juin à Paris pour parler de l’avenir du secteur sport et de sa modernisation. Les patrons et représentants des principales marques et enseignes de sport (*) ont pu faire un nouveau point sur l’avancement des travaux collaboratifs ECR Sport et l’activité de la plate-forme automatisée REDISport.

Grâce à l’adhésion d’ECR Sport à ECR France, le chantier « indicateurs partagés » rendra ses premiers délivrables dès le mois d’octobre prochain. Côté automatisation des échanges, l’assemblée s’est félicitée d’une augmentation significative des flux depuis 6 mois : 30 % d’abonnés en plus, doublement des catalogues téléchargés et 6 fois plus de commandes échangées pour un total de 38 000 messages sur les 12 derniers mois. Enfin, l’arrivée d’une dizaine de nouveaux abonnés sur la plate-forme a été programmée pour la fin de l’année.

Quelques réactions prises à chaud par l’équipe de Filièresport à la sortie de la réunion :

Alain Pourcelot, Adidas (abonné REDISport) : « Le projet avance de façon concrète et je m’en réjouis. Je tiens sincèrement à féliciter tous les acteurs qui contribuent à cet avancement ».

Stéphane Grimault, Groupe Royer (pas encore abonné) : « Nous partageons la vision du projet. Chez nous, il n’y a plus qu’à desserrer le frein à main pour la mise en œuvre concrète ».

François Bouche, Intersport (abonné) : « Les fondamentaux sont présents, la dynamique est bonne, l’outil est en ordre de marche. Je souhaite maintenant que la montée en charge se fasse vite. »

Eric Dexperts Lestapis, Na Pali Quiksilver (pas encore abonné) : «  Cette réunion m’a permis d’avoir une bonne vision de l’initiative et le témoignage d’autres marques abonnées est un bon élément pour nous pour aller de l’avant. »

Fabien Ratisseau, Nike (abonné) : « Une grosse énergie se dégage du projet au sein d’un secteur qui conserve une belle marge de progression. »

François Benaben, Skis Rossignol (pas encore abonné) : « J’ai apprécié cette rencontre. REDISport est l’avenir du secteur. Il faut y aller. Une fois hiérarchisées nos priorités, à nous de mobiliser les ressources en interne. »

Yannick Morat, Sport 2000 (abonné) : « Nous attendons maintenant l’arrivée de nouveaux fournisseurs sur REDISport. On est tous convaincu de l’intérêt de l’outil et plus on sera nombreux, plus il sera efficace. »

* Adidas, Asics, Babolat, Columbia, Groupe Go Sport, Groupe Royer, Head, Intersport, Kappa, Le Coq Sportif, Mizuno, Nike, Puma, Na Pali Quiksilver, Skis Rossignol, Sport2000, The North Face.

Annie Bourgade, 47 ans, rejoint la coopérative Sport 2000 au poste de Chef de Marché et remplace ainsi Catherine Soudan. Annie Bourgade, diplômée de l’EDHEC, n’est pas une novice puisqu’elle apporte avec elle une expérience de 20 ans comme chef de produit, chef de marché et directrice des achats chez Intersport et chez Marithé & François Giraud.  Elle reportera à Gérard Barin, directeur des achats du groupe.

Parallèlement à cette arrivée, la direction du développement de la coopérative évolue avec la nomination d’Yves Variclier, au poste de directeur du développement. Arrivé en 2011 au sein de Sport 2000, il était responsable de développement région. Il prendra ses fonctions dans quelques semaines, après le départ du directeur de développement actuel, Félix Delhomme.

 

Depuis le 17 avril 2013, Patrice Hournon conseille Redisport, la plate-forme électronique du secteur sport.

En contrat jusque mi-juillet, Patrice Hournon collaborera avec Xavier Besson sur la commercialisation de la plate-forme et animera le groupe de travail « catalogue et commandes », en charge de promouvoir la généralisation de l’utilisation du catalogue Redisport auprès de ses adhérents.Ancien directeur des achats Sport 2000, Patrice Hournon a fondé The Retail Bar Consulting avec lequel il intervient pour Twinner. Sa collaboration chez Redisport intervient après le départ de Jean-François Rey, qui rejoint le groupe Kiabi.

 

Mettre en œuvre et piloter la stratégie achat du nouveau plan triennal Cap 2016 du groupe Sport 2000. Telle est la mission prioritaire de Gérard Barin, 55 ans, nouveau directeur des achats de la coopérative, en poste depuis le 8 avril 2013.

En 1980, Gérard Barin débute sa carrière au sein du groupe Go Sport pour lequel il travaille 11 ans : directeur de magasin, de région, puis de réseau, il rejoint la centrale d’achats en 1986, en tant que chef de produit, chef de groupe puis directeur des achats et du marketing. En 1991, il quitte la distribution pour prendre la direction commerciale de Salomon France. En 2000, il intègre le groupe PPR pour créer et diriger la centrale d’achat du pôle Sport France Printemps (Citadium et Made In Sport). Passé directeur de marque chez Dare2b (groupe Regatta) entre 2004 et 2007, il fonde son cabinet de conseils spécialisé dans le secteur sport/mode/distribution en 2008.

 

 

image001La coopérative de détaillants annonce qu’elle a décidé de réduire la part du sponsoring sportif dans ses investissements marketing.

Cette décision s’applique en particulier au partenariat historique avec l’équipe de France de football, précise Sport 2000 dans un communiqué. Malgré toutes les satisfactions qu’il a toujours suscité au sein de la coopérative, Sport 2000 et la Fédération Française de Football ont convenu, après concertation, de suspendre dès à présent ce contrat“. `

Nouveau plan triennal

Contrairement aux apparences, cette décision ne résulte pas d’une nouvelle crise au sein de la coopérative. “Même si nous continuons à en assumer le coût financier, l’épisode des succursales est à présent derrière nous, explique Yannick Morat, président de Sport 2000, cité dans le communiqué. Forte de la mobilisation de son réseau et de la confiance du fonds d’investissement Activa Capital, son actionnaire financier, Sport 2000 se concentre à présent sur la mise en oeuvre de son nouveau plan triennal, qui amènera la coopérative à redevenir propriétaire à 100 % de son capital, à l’horizon 2016 “

“Des bons résultats financiers en 2012”

Le désengagement du sponsoring sportif est une conséquence de la mise en oeuvre de ce “nouveau plan triennal de reconquête” récemment adopté par la coopérative. Ce plan,  baptisé Cap 2016, fixe trois priorités : l’amélioration de la profitabilité des points de vente, la mise en oeuvre d’un nouveau plan marketing centré sur le consommateur et l’accélération du développement du groupement (lire Filière Sport mensuel n°3). Sans donner de détails, la coopérative indique ainsi qu’elle affiche “de très bons résultats financiers en 2012 et valide son modèle économique“. Le chiffre d’affaires, lui, est “en légère croissance”, à 560 millions d’euros TTC, avec 553 magasins dont 230 en plaine. Le groupement a ouvert 25 nouveaux points de vente en 2012.

En présence du champion Luc Alphand, conseiller technique et adhérent-associé de l’enseigne, Sport 2000 a inauguré mardi 11 décembre les bureaux de son équipe Montagne à Francin, près de Chambéry (73).

L’objectif de cette implantation d’une centaine de mètres carrés dans l’immeuble La Pyramide de la zone d’activités Alpespace : rapprocher l’équipe d’animation du réseau montagne des adhérents et fournisseurs. A l’occasion de cette inauguration, Stéphane Solinski, directeur général du groupement, a rappelé que la montagne s’inscrivait dans la stratégie de Sport 2000 : « Les magasins de plaine génèrent à peu près 5 millions de clients par an, nous allons plus que jamais mettre cette manne de trafic au service de la montagne dans le cadre de notre plan triennal à l’horizon 2016 », a-t-il déclaré. Yannick Morat, président de Sport 2000, a insisté pour sa part sur le fait que le commerce de station “évolue très vite : le collectif va devoir jouer », a-t-il annoncé. « Notre objectif est de développer le réseau de manière raisonnable, c’est-à-dire de monter en  gamme et en qualité, pas forcément en quantité », a complété Bruno Lenglard, le responsable du réseau Montagne de Sport 2000. L’enseigne compte 210 magasins de stations en France dans 134 stations et est également présent en Autriche, en Suisse, en Andorre et en Italie.