Un panel représentatif de 1000 salariés et 300 dirigeants de France ont participé au baromètre Generali / OpinionWay pour le groupe de réflexion et d’action «Vitalité, Sport & Entreprise». Plébiscité par ceux qui l’ont adopté, le sport en entreprise présente un fort potentiel de développement.

 Selon ce sondage, un quart des salariés ont accès à une offre d’activité physique et sportive en entreprise, parmi lesquels 10 % pratiquent et 15 % ne sont pas intéressés. Parmi les salariés qui ne disposent pas d’une telle possibilité, 35 % aimeraient bien que leur employeur leur en propose. Minoritaire dans l’Hexagone, la pratique du sport en entreprise dispose donc d’un fort potentiel… À condition de convaincre les chefs d’entreprise de satisfaire cette attente : les trois-quarts d’entre eu ne l’envisagent pas !

Les dirigeants pro-sport sont unanimes

Pour autant, l’étude révèle de nombreux arguments favorables au développement du sport en entreprise, arguments que Bertrand Pulman, professeur de sociologie à la Sorbonne Paris Cité et à l’EHESS et coprésident de Vitalité, Sport & Entreprise, a synthétisés lors des rencontres sport bien-être en entreprise, ce jeudi 27 septembre 2018 à La Défense, en quatre points. En premier lieu, « les dirigeants d’entreprises engagés dans une démarche d’activités physiques et sportives sont satisfaits à 100 %, dont 65 % de très satisfaits : c’est l’argument le plus puissant qui soit pour convaincre ce qui ne le sont pas. »

Une possibilité plébiscitée par les salariés pratiquants

Deuxième enseignement, les salariés qui pratiquent le sport affichent le même contentement (94 % de taux de satisfaction). Attention, souligne toutefois l’enseignant, « l’idée que le sport est bon pour la santé ne vient pas au premier plan. Il faut donc faire très attention aux messages que l’on envoie et déployer d’autres arguments, comme par exemple des outils rétributifs sur les effets de la pratique d’activités physiques et sportives. »

Accompagner les entreprises réfractaires

Troisième enseignement : « il existe une importante marge de progression potentielle » puisque 75 % des entreprises françaises ne propose aucune activité physique et sportive à leurs salariés. Le manque d’infrastructures adéquates est le principal frein. « La mutualisation des équipements est une des pistes possibles », en déduit Bertrand Pulman. La perspective des JO de 2024, considérée par les dirigeants comme un levier de management et de communication par les dirigeants, pourraient les motiver à chercher des solutions.

Tenir compte des attentes des salariés

Enfin, le quatrième enseignement est que ce même potentiel existe aussi chez les salariés. Il y a une demande des salariés exclus du sport en entreprise. Quant à ceux qui disposent d’une offre au sein de leur entreprise, mais qui n’en font pas usage, leur premier argument est que les activités proposées ne leurs plaisent pas. « Dans ce cas, il est souhaitable d’élargir le type d’activités proposées, explique le professeur. Il est important d’interroger les salariés sur ce qu’ils souhaitent et de prendre des mesures pour les encourager ». Chez Generali par exemple, les salariés qui se fixent des objectifs d’amélioration de leur « capital santé » reçoivent des bons cadeaux de partenaires de l’assureur.

Cliquez ici pour visualiser la présentation du Baromètre

Vitalité, Sport et Entreprise

solinski-medef-sport-essonneUne centaine de chefs d’entreprises ont participé, dans la soirée de jeudi 15 septembre 2016, aux premières Assises Sport/Entreprise de l’Essonne, organisées à Nozay (91), dans les locaux de Nokia. La réunion a retracé les enjeux du développement du sport en entreprise et recueilli les témoignages d’entrepreneurs, de spécialistes et d’athlètes essonniens, à l’initiative du comité Medef Sport du département et en partenariat avec Sport 2000, dont le siège est implanté dans le département.

Présidé par Jean-Pierre Mougin, vice-président du CNOSF et ancien champion de motocross, le comité Medef Sport Essonne a été créé il y a un an avec l’ambition de « mobiliser 50 chefs d’entreprises sur le développement de la pratique sportive en entreprise », a expliqué ce dernier. Les bénéfices du sport en entreprise sont connus : le sport est un facteur de bien-être individuel et de cohésion d’équipe et constitue une source de gains de productivité estimés par le CNOSF entre 2,5% et 9% par salarié. Attention, a toutefois souligné Dominique Carlac’h, présidente nationale du comité Sport du Medef, pour qu’elle réussisse,  « la pratique ne doit pas être obligatoire mais venir d’une démarche volontariste de la part du salarié et du chef d’entreprise. Il faut aussi éviter l’ostracisation » des publics non ou peu sportifs.

Un rôle de prévention santé

« L’important, c’est que les salariés se retrouvent, de l’ingénieur à l’employé, pour partager une activité », a complété Marc Lacroix, secrétaire du comité interentreprises du site Nokia de Nozay, qui propose 7 activités non compétitives, tandis qu’une association sportive gère par ailleurs une quinzaine de sports de compétition. Outre sa dimension loisirs, le sport en entreprise peut également jouer un rôle plus assumé de prévention santé, comme c’est le cas chez Safran Aircraft Engines, qui s’apprête à proposer aux ouvriers de son site de Corbeil-Essonne des séances encadrées d’échauffements et d’étirements, afin de lutter contre les lombalgies, après un test prometteur à Gennevilliers.

Des PME moins bien armées

Ces pratiques exemplaires restent cependant encore peu développées. Dans les PME en particulier, explique Sylvie Lavisse, présidente d’une société de formation qui emploie un coach pour offrir des séances de stretching et body combat aux salariés de ses établissements, il faut avoir le sport dans la peau pour surmonter les obstacles tels que l’absence de locaux adaptés à la pratique ou la méconnaissance des contraintes réglementaires… Face à ces difficultés, Stéphane Solinski, directeur général de Sport 2000, appelle à la création « d’un kit clé en main pour les PME, sous forme d’un portail unique d’information et de services d’aide à la conduite du projet. » Une attente qui connaîtra un début de réponse avec le lancement d’un site dédié le 22 novembre prochain, aux Assises européennes Sport et Entreprise organisées le 22 novembre prochain au CNOSF à Paris.

Axe vélo est ouest

L’Interkoalition Vélo, qui regroupe usagers et professionnels intéressés au développement de l’usage de la bicyclette, appelle les entreprises et leurs salariés à mettre en oeuvre l’indemnité kilométrique vélo (IKV), désormais applicable. Malgré ses imperfections.

Pour l’Interkoalition Vélo, l’IKV est en effet une mesure « très attendue, qui a prouvé son efficacité », attestée par l’expérimentation réalisée en 2014 sur un échantillon de 10 000 salariés : le nombre de salariés cyclistes avait doublé en six mois. Elle souligne que le montant de l’indemnité, 25 centimes par kilomètre parcouru, « est correct ». Mais déplore que sa portée soit limitée du fait des nombreuses conditions assorties à sa mise en oeuvre. Facultative et limitée aux seules entreprises privées, l’IKV est en effet exonérée de cotisations sociales (pour l’employeur) et d’imposition sur le revenu (pour le salarié) dans la limite d’un plafond annuel de 200 €. Ce qui correspond à 800 km par an, « soit à une distance domicile-travail d’à peine 2 km sur une moyenne de 200 allers-retours dans l’année. Or, des distances de 4-5 km (15-20 minutes de pédalage) pour aller au travail à vélo sont courantes, encore plus avec la forte croissance du vélo à assistance électrique et le développement des itinéraires cyclables », souligne l’Interkoalition.

Le deuxième Plan mobilités actives en ligne de mire

En plus du plafonnement kilométrique annuel, l’IKV est non cumulable avec un abonnement aux transports en commun qui couvrirait un trajet similaire : « à première vue logique, cette mesure est perverse. En effet, elle empêche l’indemnisation d’un rabattement à vélo vers un mode rapide (tramway, métro, RER) dès lors qu’un bus, même lent ou peu cadencé, couvre le même trajet, éliminant ainsi l’opportunité du choix du vélo en fonction des horaires, de la météo ou des perturbations de trafic… », poursuit l’Interkoalition, qui plaide : « Le salarié doit pouvoir choisir son mode de transport » si l’on veut convaincre les automobilistes le lâcher plus souvent le volant. Les membres de l’Interkoalition Vélo s’engagent en conséquence à faire pression sur le Plan d’actions mobilités actives numéro 2, en cours d’élaboration, « pour rectifier le tir et rendre l’IKV obligatoire, cumulable, moins plafonnée et ouverte à tous. »

Axe vélo est ouest

L’axe vélo est-ouest à Nantes

Le décret fixant le montant de l’indemnité kilométrique vélo créée par la loi de transition énergétique vient d’être publié ce vendredi 12 février. Comme prévu, il fixe cette indemnité à 25 centimes par kilomètre. Sa mise en oeuvre par les entreprises volontaires sera possible dès demain.

Le décret, qui s’applique aux trajets domicile-travail à vélo et vélo à assistance électrique, précise également les conditions de cumul avec la prise en charge des abonnements de transport et de service public de location de vélos. Le cumul est en effet
possible à condition que


Pour lire la suite de cet article, vous devez être abonné…

Pour vous abonner cliquez ici

Déjà abonné ? Connectez vous ici :

photo Medef

Le programme du Comité Sport du Medef a été présenté par sa présidente Dominique Carlac’h au cours d’un «business lunch Fifas», en présence de Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef et de professionnels du secteur, jeudi 4 février au siège de l’organisation patronale.

Après avoir chiffré les bénéfices de l’encouragement à la pratique sportive sur la productivité dans une étude appelée «  Goodwill » publiée en septembre dernier, le Medef passe à la pratique. La promotion du sport-santé est en effet le premier des cinq axes de travail 2016 cités par la présidente du Comité Sport du Medef, Dominique Carlac’h. L’étude Goodwill a montré que l’encouragement à la pratique « se traduit toujours, même s’il s’agit d’activité physique externe à l’entreprise, par des gains de productivité, a-t-elle rappelé. Nous avons donc la conviction que nous pouvons “mettre un tigre dans le moteur” mais il faut que cela reste non obligatoire pour les chefs d’entreprises, pour qui il n’est pas question de transformer l’entreprise en centre de loisirs ». Cette année, le Comité Sport du Medef va donc multiplier les rencontres avec les patrons d’entreprises de toutes tailles afin, d’une part, de recenser les meilleures pratiques – qui seront partagées dans un second temps – et, d’autre part, de les inciter à mettre en place ou expérimenter des politiques en faveur de l’activité physique et sportive.

Logo_du_medefEncourager l’entrepreneuriat dans le secteur sport

A côté de ce travail en profondeur et au long cours, le Medef poursuivra ses différentes actions dans quatre autres directions. L’une d’entre elle consistera à emmener « l’équipe de France économique » (les entreprises) aux JO de Rio pour y mettre en avant leur capacité d’innovation et leurs engagement de développement durable, dans la perspective de la candidature de Paris aux JO 2024. Autre axe, favoriser l’entrepreneuriat dans le monde du sport : l’organisation a approché les fédérations d’Athlétisme et de Boxe sur le sujet du « parcours du sportif entrepreneur ». Le syndicat soutient par ailleurs l’innovation dans le sport en oeuvrant pour la mise en relation de start-up avec de grandes entreprises et par une convention signée avec le Tremplin. Enfin, le Medef participe à la Filière stratégique de l’économie du sport mise en place par le gouvernement, aux côtés de la FPS et de la Fifas. En conclusion de la rencontre, Geoffroy Roux de Bézieux, qui outre ses fonctions au Medef est entre autres actionnaire de Chullanka, a souligné la volonté du syndicat patronal de considérer le sport comme une filière économique à part entière, et de mettre en valeur l’innovation dans le secteur.