The North Face a lancé sa campagne de communication « Move Mountains », ayant pour but de changer la perception qu’ont les femmes de l’exploration. La marque ouvrira également deux magasins spécialement dédiés aux femmes aux Etats-Unis. L’idée est de partager les histoires de femmes courageuses, d’exploratrices et d’aventurières pour inciter les femmes à tester de nouvelles aventures, partir à la recherche de l’inexploré et repousser leurs limites. (suite…)

Dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme, la directeur général d’Intersport France et Belgique partage avec Filièresport sa perception de la femme dans l’industrie du sport.

Corinne Gensollen (Intersport)

Quelle est votre perception de la pratique sportive au féminin ?

Chez Intersport, nous assistons à une réelle montée en puissance de la pratique sportive féminine. Cela se vérifie notamment sur des pratiques tels que le fitness, le running ou même des pratiques dérivées de sport de combat tels que le boxe.

Historiquement les femmes ont toujours été majoritaires en termes d’achat, mais on constate aujourd’hui qu’elles n’achètent plus uniquement pour la famille. Elles viennent désormais plus régulièrement pour se faire plaisir et acheter des produits pour leur pratique personnelle. Les femmes, les mères de famille, ont aujourd’hui un rapport moins distancié vis-à-vis du sport. Elles le perçoivent plus comme une source d’épanouissement, de bien-être et de lien social. 

Je crois fortement aux rôles des institutions et des médias pour donner toujours plus envie aux femmes de faire du sport. Plus les clubs créeront des sections féminines, plus les institutions sportives encourageront la mixité et plus les médias diffuseront du sport féminin, plus la pratique sportive féminine se développera. C’est une certitude. Le rôle des distributeurs de sport est ensuite d’offrir à toutes ces pratiquantes l’offre la plus large pour répondre à leurs envies. Nous avons également un rôle important à jouer au sein de nos points de vente et nous en avons pleinement conscience.

Quelle est la place des femmes dans les entreprises de l’industrie et du commerce du sport ?
Pour moi les femmes ont toutes leur place dans l’industrie du sport. Elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à la tête de grandes institutions. On peut citer notre Ministre des Sports, Laura Flessel, Florence Hardouin, DG de la FFF ou encore Nathalie Boy de la Tour, présidente de la LFP. C’est également le cas dans notre entreprise où notre vice-présidente est une femme (Muriel Savarieau) et où moi-même j’ai le plaisir d’officier en tant que directeur général.
Avant de parler de sexe, je parlerai avant tout de compétence. Je crois fermement au fait que homme ou femme, il faut être à la hauteur des responsabilités que l’on vous a confiées. Je suis par exemple contre les quotas. Je trouve que cela fragilise la légitimité de la femme dirigeante. On ne doit pas penser à une femme pour un poste de direction parce qu’un texte l’impose, mais parce qu’elle a démontré un savoir-faire. La mixité au sein d’un comité de direction est clairement un outil de valeur. Les femmes apportent une autre sensibilité, une autre manière d’appréhender certaines problématiques et cela est vertueux pour toute l’entreprise.
En tous cas ce modèle fonctionne chez Intersport et j’espère voir encore plus de femmes dans les organes de décisions des entreprises du secteur du sport.
 

Avec tout l’enthousiasme et l’humilité d’une femme de terrain attentive au monde qui l’entoure, Pascale Gozzi, a expliqué à Filière Sport ses convictions et son quotidien de détaillante multisports, multimarques et multimagasins établie au pied des Alpes. (Extrait du grand entretien diffusé en mars 2016 dans Filièresport n°38).

 Dates clés

1961 : création par William Gozzi, actuel président, à Voiron (38)

1979 : rachat d’une usine voironnaise pour y transférer le magasin (1 500 m2)

2003-2004 : rachat de l’entreprise par les enfants de William Pascale prend la direction des magasins de sport et Stéphane dirige la branche Equipements de protection.

2005 : ouverture d’un deuxième magasin en périphérie de Voiron (2 100 m2)

2009 : rachat de Bado Sport, au centre-ville de Valence (26)

2013 : création de Gozzi Sport Bourgoin-Jallieu (38)

 

Racontez-nous vos débuts…

J’ai rejoint l’entreprise en 1993, après un BTS commercial. Gozzi Sport était alors en croissance. C’était une entreprise familiale typique : toute la famille, père, mère, tante,  cousin,  neveu,  nièce y travaillaient déjà ! Avec mon père à  la direction, ma mère aux RH et ma tante aux achats, une de mes problématiques a été de trouver ma place dans l’organigramme…

Comment vous êtes-vous imposée ?

J’ai introduit chez Gozzi Sport ce qui pour mon père était secondaire : la communication et le marketing. Le bouche- à-oreille était son seul moyen de faire parler du magasin, et il avait sûrement raison en termes de retour sur investissement… Mais j’arrivais aussi au bon moment : celui où mon père, qui avait à l’époque la soixantaine, a initié le rapprochement avec une centrale d’achats.

« Aujourd’hui, être un vendeur ne suffit plus, il faut être une référence. »

Qu’est-ce qui l’a convaincu de choisir Sport 2000 ?

Sport 2000 a su être l’écoute de son individualité. C’était important, car la crainte de tout indépendant qui rejoint une enseigne, c’est d’être absorbé ou d’entrer dans une pratique du commerce aseptisée.

En quoi ce rapprochement vous a-t-il aidée ?

Je me suis servie de Sport 2000 pour poser les bases d’une politique de communication et concentrer mon énergie à rester créative, dans l’événementiel et la mise en avant de nouveaux rayons.

Plus généralement, que vous apporte Sport 2000 ?

Côté consommateurs, même si à Voiron on nous appelle toujours Gozzi, une enseigne nationale rassure et crée du trafic. La centrale procure aussi de la stabilité au quotidien, grâce à la mutualisation des achats, au paiement centralisé, etc. Et personnellement, j’apprécie le fait d’appartenir à un groupe, de pouvoir échanger. J’ai aussi vraiment besoin qu’ils m’aident à progresser dans le métier de chef d’entreprise multisite.

Quand avez-vous pris le tournant du multimagasins ?

En 2005, nous avons ouvert une grande surface en périphérie de Voiron. Mon père a négocié le terrain et m’a laissée gérer la suite avec Sport 2000. C’était vraiment intelligent de sa part. Lui, à 70 ans passés, avait besoin de mon énergie, et moi de son expérience. Avec cette création, nous avons vérifié que nous étions capable de passer de un à plusieurs point de vente. Parallèlement, mon frère Stéphane et moi avons racheté l’entreprise, ce qui nous a ancrés dans nos responsabilités, avec toujours mon père très présent.

Quand vous a-t-il vraiment confié les rênes ?

En 2011, j’ai organisé l’anniversaire des 50 ans de l’entreprise et de ses 80 ans : 4 000 personnes se sont déplacées, clients, fournisseurs, confrères, partenaires et amis. Cela reste l’un de mes meilleurs souvenirs. C’est après cette fête avec toute la profession qu’il s’est vraiment retiré de l’affaire au quotidien.

Entre son époque et la vôtre, qu’est-ce qui a changé ?

La première génération a eu la faculté d’évoluer de manière progressive et lente, alors qu’aujourd’hui nous sommes dans une course à l’adaptation et au développement, aux mètres carrés et à la rentabilité. Et on ne peut pas y échapper, car sinon d’autres prennent le marché.

Qu’est-ce qui vous occupe le plus en tant que chef d’entreprise ?

Ma mission principale est de gérer les ressources humaines. C’est d’un côté très normé, il y a les entretiens annuels, les plans de formation… Et de l’autre, il faut motiver sans brusquer. Avec quatre magasins, il faut que je fusionne intellectuellement avec les acheteurs et les directeurs, pour être sûre que la stratégie est bien relayée. Je préfère des salariés qui osent, quitte à se tromper, plutôt qu’ils aient peur de prendre des risques.

« Vendre en ligne, ce n’est pas mon métier. Mieux vaut utiliser Internet comme outil marketing pour séduire la nouvelle génération. »

Comment définissez-vous la culture de l’entreprise Gozzi Sport ?

Avant tout, la culture d’entreprise vient de l’homme qui l’a fondée. Le business, le produit sont moins importants que les valeurs que nous transmettons par notre pratique du sport. Notre vraie passion, c’est la performance, la technicité et la personnalisation.

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Par exemple, nous ne vendons pas une paire de chaussures de ski sans faire de la podologie, pas de vélo sans étude posturale. Sur un marché difficile comme le golf, nous avons intégré un joueur professionnel, qui donne des cours, délivre des conseils personnalisés aux clients et propose le fitting des clubs. Son succès m’a encouragée à embaucher un tennisman au profil similaire. Dans le ski, mon cousin Philippe, qui est président d’un club de sports, organise des courses et est tous les week-ends sur le terrain. Aujourd’hui, être un vendeur ne suffit plus, il faut être une référence. Chaque secteur est traité comme un magasin spécialisé en termes d’offre et de services, et doit trouver son équilibre économique.

Les clients restent-ils friands de grandes marques ?

J’ose espérer que oui ! Les bonnes marques rassurent et surtout sont un signe d’appartenance incontournable pour qui veut sortir du loisir et entrer dans la performance. Je crois en la marque, c’est ma stratégie, elle répond à notre positionnement sur mon marché local et est en phase avec le positionnement de Sport 2000. Mais il faut aussi que les marques croient en nous…

Qu’attendez-vous de vos fournisseurs ?

J’attends d’eux une souplesse pour accéder au produit, afin de me per- mettre de répondre à la demande des clients. Avec internet, dans la tête des gens, on peut avoir accès à tout à moindre coût, recevoir et renvoyer des produits sans avoir à supporter les frais de port, etc. Dans mes magasins, si je veux commander une paire de chaussures supplémentaire pour un client, cela ne sera pas toujours possible et je vais payer des frais de port. L’évolution vers une fluidité des échanges fournisseurs détaillants est indispensable pour que le consommateur soit aussi bien servi en magasin que sur Internet.

Cela ne serait-il pas plus simple si vous vendiez vous-même en ligne ?

Ce n’est pas le même métier. Nos magasins proposent de la largeur d’assorti- ment, de la personnalisation et du service. Un site e-commerce va chercher des volumes à grand renfort de remises. Et cela, sans être obligé de gagner de l’argent, car un pure player déficitaire trouvera toujours un plus gros que lui pour le racheter. Moi, je dois produire un bilan positif à mon banquier. C’est de la concurrence déloyale !

« L’évolution vers une plus grande fluidité des échanges fournisseurs-détaillants est indispensable. »

Vous ne croyez pas au multicanal comme avenir du commerce ?

Si c’est pour réaliser des ventes anecdotiques, quel intérêt ? En revanche, je vais devoir apprendre à utiliser internet comme outil marketing pour séduire la nouvelle génération.

Propos recueillis par ■ O. C.

La FDJ et la Fédération française de handball, partenaires depuis 2009, lancent un appel à projets pour les clubs afin de favoriser la pratique féminine du handball et la mixité femmes-hommes.  (suite…)


Alors que la marque américaine d’articles de sport s’étend en France, Under Armour a récemment signé Heather Arneton, jeune spécialiste française du saut en longueur pleine d’avenir. 
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Le salon international du sport au féminin (Sisaf) ouvrira ses portes pour la première fois du 15 au 17 juin 2018 à Paris.
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A travers deux manifestations à l’occasion du Tour de France, la FDJ allie engagement solidaire et sportif dans le cadre de son soutien à la candidature de Paris 2024. L’une destinée à promouvoir le cyclisme féminin, l’autre consiste à faire participer des jeunes issus de milieux populaires à cette grande fête du vélo qu’est le Tour.

« Les Champs pour elles » : 2024 femmes sur la dernière étape du Tour

Le 23 juillet prochain aura lieu l’arrivée du Tour de France 2017 sur les Champs-Elysées. A cette occasion et pour soutenir la candidature Paris 2024, la FDJ organise une opération de promotion de la pratique cycliste féminine, « Les Champs pour elles ». La société a en effet invité 2024 femmes à prendre part aux 8 derniers kilomètres de la plus grande course de cyclisme du monde. Le départ de cette randonnée se fera à 14 heures de l’avenue Winston Churchill et les 2024 femmes sélectionnées auront la chance de traverser, comme le peloton, la nef mythique du Grand Palais, accompagnées de personnalités et de championnes olympiques.

Toute personne désireuse de participer à la randonnée cycliste « Les champs pour elles » peut se connecter ici afin d’obtenir toutes les informations pratiques et remplir le formulaire d’inscription gratuit.

« Les oubliés du sport », avec le Secours populaire

Les enfants du SPF lors de l’arrivée du Tour de France en 2012.

Pour fêter la 10ème édition de « Les Oubliés du Sport », le Secours populaire français avec le soutien de la Fondation FDJ, d’Amaury sport organisation (ASO) et de la Fédération française de cyclisme (FFC) va permettre à 1200 jeunes issus de milieux modestes de profiter d’une journée de vacance en découvrant le Tour de France sur 12 étapes entre le 2 et le 23 juillets 2017. Une centaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans sont attendus à chacune des étapes du Tour pour prendre part à diverses animations, comme une initiation au BMX dispensée par la FFC ou encore des ateliers réparation de vélo et de BMX ou d’apprentissage du vélo, tout en profitant de l’ambiance si particulière du Tour de France. Parmi les nouveautés mises en place à l’occasion de cette 10ème édition, le 22 juillet, 1000 familles du Secours populaire seront accueillies au Stade Orange vélodrome à Marseille pour le contre la Montre du Tour de France. Lors de la dernière étape avec l’arrivée sur les Champs-Elysées, 100 jeunes seront en tribune, accompagnés de bénévoles FDJ et du Secours populaire, afin de profiter du passage de la caravane et des animations prévues spécialement pour cette journée.

A noter qu’à l’occasion de cet anniversaire de « Les oubliés du sport », Julien Lauprêtre, président du Secours populaire Français sera présent sur l’étape Vesoul-Troyes afin de célébrer un temps fort anniversaire.

anima-athletica-toursAnima Athletica, l’enseigne de vêtements  de sport chic 100 % féminins, poursuit son développement avec l’ouverture d’un 5ème point de vente et une nouvelle version de son site internet.

Depuis le 1er septembre 2016, il est possible de trouver la marque au Printemps de Tours dans un espace dédié à la mode sportive. La surface (30 m2) permet de découvrir l’offre de Anima Athletica mais aussi d’autres enseignes qui suivent le même concept telles que Casall, Repetto ou Under Armour.

Nouveaux services en ligne

Cette ouverture a été suivie du lancement, le 6 septembre dernier, d’un nouveau site web, doté d’un design retravaillé et permettant l’accès à de nouveaux services qui facilitent la recherche et l’achat des produits. Il est aussi possible aux client(e)s de suivre les tendances et actus de la mode sur le nouveau blog de l’enseigne.

A l’heure où l’équipe de France féminine de football joue son premier match de la coupe du monde au Canada, Repucom publie une étude montrant que l’intérêt pour le football féminin dans le monde a augmenté de 5% entre 2011 et 2014. Mais la pratique et le marché des sports collectifs féminins décollent-ils vraiment ? Dans son dernier numéro, Filière Sport magazine a enquêté sur la tendance (lire ci-dessous).

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L’enseigne d’articles de sport féminins Anima Athletica, créée en 2012 rue Gustave Courbet, à Paris XVIè, par Alexia Romanet ouvrira la semaine prochaine sa deuxième boutique, Place du Marché Saint-Honoré à Paris.

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