Le groupe Rossignol s’associe avec IDG Capital, première société d’investissement étrangère en Chine. Celle-ci prend une participation minoritaire au capital du fabricant français d’articles de sports d’hiver et outdoor (environ 20%) et mettra à profit son expertise pour soutenir le développement du groupe français sur le marché chinois. (suite…)

La raquette pour “terrains mixtes” a fait sa première apparition au dernier salon Sport-Achat. Sur le stand du distributeur Noreko, une nouvelle marque, Evvo, y a présenté son invention, une déclinaison de la raquette à neige conçue pour pratiquer des activités inédites et ludiques, telles que la marche nordique sur neige ou une version “pleine nature” du parkour, cette discipline urbaine de franchissement d’obstacles…

 

“Une totale liberté de mouvement”


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Sans surprise, une météo favorable a encouragé la fréquentation des stations de ski au cours de la période stratégique des vacances d’hiver, qui se sont achevées le 12 mars 2018. Selon l’Observatoire national des stations de montagne ANMSM – Atout France, les premières estimations de réservations de l’inter-vacances de mars 2018, qui s’étend du 10 mars au 6 avril, montrent des résultats encourageants.

Pour l’ensemble des stations, on observe pour les vacances d’hiver un taux d’occupation de 87 %, supérieur de 2,1 points par rapport à l’an dernier.Dans les Alpes du Nord, le taux d’occupation a atteint 94 % lors de la troisième semaine de vacances (24/02 au 02/03). Dans les Alpes du Sud, le taux d’occupation des hébergements reste bon et s’établit sur la période à 79 %, avec un pic à 89 %, constaté la semaine du 24 février au 2 mars. Les stations des Pyrénées ont enregistré une hausse du taux de fréquentation de 5 points sur la période, soit 85 % contre 80 % la saison précédente.

Le ski et les hors ski tous deux à la hausse

Pour 55 % des stations interrogées, le nombre de séjours de courte durée a augmenté. Les réservations de dernière minute demeurent à un niveau constant sur la période pour la moitié des stations interrogées, quand l’autre moitié déclare, en revanche, une inflation des demandes. Quant aux activités pratiquées par les touristes à la montagne durant les vacances d’hiver, 54 % des stations interrogées ont perçu une hausse de la demande de location de matériel de ski. La demande d’activités de neige hors ski a considérablement augmenté. Pour ce qui est des promenades en raquette, 68 % des stations ont observé une hausse dans ce domaine, alors que 57 % d’entre elles jugent stable la demande de promenades en chiens de traîneaux. En ce qui concerne les activités sans lien avec la neige, la demande semble stable selon les stations interrogées, qu’il s’agisse des activités de bien-être, de celles dédiées aux enfants, ou encore des animations et manifestations.

Augmentation de la clientèle française

60 % des stations annoncent une progression de la clientèle française pendant ces vacances d’hiver par rapport à la saison passée. La présence des vacanciers étrangers paraît plus stable cette année pour 53 % des stations interrogées, en hausse pour 43 %. Au global, la clientèle britannique arrive en tête, suivie par les Belges et les Néerlandais. Dans les stations des Vosges et dans celles des Alpes du Sud, la clientèle belge tient le haut du podium. Pour les Pyrénées, la clientèle espagnole demeure la plus présente.

Des prévisions satisfaisantes pour l’intervacances

 La période inter-vacances mars 2018 : 90 % des stations sont satisfaites des prévisions de fréquentation pour cette période, dont 70 % de répondants qui se disent « assez satisfaits » des réservations prévues entre le 10 mars et le 6 avril et 20 %« très satisfaits » par les réservations. Les Alpes du Nord affichent, d’ores et déjà 66 % de taux d’occupation prévisionnel sur l’ensemble de la période, soit 5 points de plus que la saison passée. Pour les Pyrénées et les Alpes du Sud, les prévisions montrent des résultats équivalents à ceux de l’an passé, avec respectivement, 39 % et 46 % d’occupation prévue.

Cette hausse se retrouve également dans les taux d’occupation prévisionnels par type d’hébergement. Les résidences de tourisme connaissent la progression la plus significative, avec un bond de 6 points de leur taux cette année (75 %). Les réservations de particuliers à particuliers sont aussi à la hausse pour la période inter-vacances de mars, avec une évolution de +3 points (47 % cette année). Les villages-clubs et les agences immobilières affichent des taux d’occupation prévisionnels respectivement de 74 % et 59 %, soit une augmentation d’un point par rapport à la saison précédente pour cette période.

 

Méthodologie

Données présentées dans cette note conjoncturelle sont issues du tableau de bord G2A réalisé pour Atout France et l’ANMSM.
Elles concernent l’ensemble du périmètre montagne française (Alpes du Nord, Alpes du Sud, Pyrénées et autres massifs). Ce tableau de bord concerne 80 stations et 380 000 lits représentatifs des 1 450 000 lits touristiques de l’espace montagne français. Les données sont issues également d’une enquête qualitative menée du 26 février au 4 mars auprès des 102 stations, membres du réseau ANMSM. Cette enquête a recueilli un taux de réponse de 30%. Une contribution émanant du SNMSF vient également enrichir cette note.

Franck Piccard a ressorti ses médailles de Calgary pour les 30 ans de son sacre olympique.

En marge de la présentation de ses gammes ski 2018-19 aux Saisies (73), Rossignol a invité Franck Piccard (qui vit dans la station savoyarde) à fêter, en présence de quelques journalistes, les 30 ans de ses victoires olympiques à Calgary (médaille d’or de Super G et médaille de bronze en descente). Une célébration sans façons, bien dans le style du champion olympique, qui a évoqué avec modestie et clairvoyance quelques souvenirs et a accordé pour l’occasion une interview à Filièresport. Il y partage non seulement les émotions du passé mais aussi ses opinions sur les actuels enjeux de l’économie de la montagne, dont il est partie prenante en tant que commerçant des Saisies… Et affirme des positions fortes qui ne manqueront pas de faire débat  !

Quels sentiments vous inspire ce trentenaire de vos médailles olympiques à Calgary ?

Mes médailles de Calgary sont à ranger dans la catégorie des souvenirs longtemps oubliés. Leur valeur a été longtemps occultée par Albertville, qui a été un moment très marquant pour moi, avec une une énorme pression, les fortes attentes du public et du sport français… Il a fallu que quelqu’un m’envoie, l’an dernier, une petite photo du téléski de Nakiska qui permettait d’accéder aux derniers mètres de la descente de Calgary, en me demandant si cela me rappelait quelque chose, pour que je me replonge dans les archives et que cela réveille mes souvenirs. La descente et le Super-G ont vraiment été de gros moments ! Ces exploits restent pourtant une rigolade par rapport aux performances des skieurs d’aujourd’hui. Mais il faut voir de ce l’on mettait aux pieds à l’époque…

Diriez-vous qu’un monde sépare le matériel de l’époque et celui d’aujourd’hui ?

Les tracés ont évolué comme le physique des skieurs et le matériel aussi, forcément. Nous avions des skis droits, pour arriver à les faire tourner fallait se lever de bonne heure ! Les skis se sont raccourcis, sont devenus paraboliques, ont été dotés de systèmes d’absorption des vibration, de répartition de charges, de respect du mouvement du ski… J’avais oublié tout ça. Les skis d’aujourd’hui sont ceux dont on rêvait à l’époque. En contrepartie, le ski est devenu un sport très très exigeant. Il faut être à 100 % pour sortir un résultat. Ce qui fait la différence, c’est mental.

Constatez-vous la même évolution en ski nordique, que vous pratiquez aujourd’hui, comme membre de l’équipe professionnelle Gel Rossignol ?

Je vois d’année en année l’évolution de ce matériel vers une meilleure accroche, de la légèreté, une restitution du mouvement. Mais je n’en ai pas une perception aussi précise car je ne le pratique pas au même niveau. Quoiqu’il en soit, l’arrivée du skating, la discipline que je pratique, a augmenté l’intérêt pour cette discipline.

Comment avez-vous géré votre après carrière ?

Je suis d’abord passé par une phase d’exorcisme au micro d’Eurosport aux côtés du  journaliste Alexandre Pasteur. J’ai fait dix ans, jusque 2006, jusqu’à l’avènement d’Antoine Dénériaz, un de mes meilleurs souvenirs au micro. Dix ans à raconter et faire vivre le ski, tout était à faire, ce sport était très mal connu. Expliquer pourquoi un skieur va plus vite parce qu’il passe à tel endroit plutôt qu’un autre, c’était important. Ça m’a vraiment permis de tourner la page tranquillement, puis je me suis occupé de l’office du tourisme, de mise au point de matériel de compétition, avant de reprendre le magasin de mes parents en 2000 et ainsi, de devenir chef d’entreprise.

« Les clients des stations sont-ils réellement demandeurs de 175 kilomètres de pistes alpines au lieu de 80 ?  »

La montagne française sort de trois années avec des déficits de neige en début de saison. La météo explique-t-elle tous les problèmes ?

La météo de chaque saison explique en grande partie les choses. J’ai connu mes parents faire ce métier avec presque toujours de la neige dès le mois de novembre, rarement des difficultés en début de saison. Depuis quatre ans, ce n’est plus le cas. La question climatique est la pierre angulaire de notre métier. L’actuelle course l’escalade au canon neige et à l’artificiel me paraissent pas démesurées. On se doit de réfléchir différemment.

Pourtant, les massifs français sont moins équipés en neige de culture que ceux d’Autriche et d’Italie ?

Mais ils le font différemment. Ils n’ont pas fait les mêmes choix stratégiques de développement des stations que nous. En Autriche, il y a très peu de stations d’altitude, la plupart sont des villages de bas de vallée complétés par des gros porteurs pour acheminer les skieurs vers les alpages. La Suisse est exactement dans le même cas, l’Italie en partie aussi. Aujourd’hui, notre expérience n’a pas le même répercussion par rapport à la montagne. Nos concurrents n’ont pas eu la même approche de développement touristique de la montagne et sont aujourd’hui en capacité de mieux la protéger.

Est-ce que l’on peut changer ça ?

Je n’ai pas le mode d’emploi mais je sais qu’il faut arrêter de gaspiller la ressource montagne. J’adore vendre des skis mais je suis conscient que la montagne ne se résume pas au ski. La montagne, c’est d’abord l’altitude, le repos, le bon air. La nature est son vrai trésor. Est-ce que les clients de la montagne française sont réellement demandeurs de 175 kilomètres de pistes alpines au lieu de 80 ? Si on leur proposait à la place plus d’espaces préservés, ils ne seraient pas contre. Toutes les enquêtes montrent que les premières raisons de fréquentation de la montagne sont les paysages et l’environnement…

Le retour de la neige cet hiver s’est-il traduit par de meilleures ventes dans votre magasin ?

Noël a été convenable, grâce à la clientèle familiale, la deuxième semaine des vacances a été plus complexe avec une multiplication d’arrivées et de départs différés et de courts séjours. Janvier est en réelle progression car l’an dernier nous n’avions pas du tout de neige. Les chiffres de ce début de saison ne sont pas extraordinaires mais l’abondance de neige peut donner confiance aux consommateurs et les inciter à revenir, non seulement cette année, mais aussi l’an prochain. D’autant que cette année, il y a eu de la neige sur tous les massifs à toutes les altitudes, ce qui a permis d’irriguer de nouveau la clientèle sur l’ensemble de la montagne. D’un autre côté, ce bon début de saison ne doit pas nous faire oublier le reste. Ce n’est parce qu’une saison se passe « normalement » que nous sommes tirés d’affaire. La montagne sera de nouveau sur la sellette l’année prochaine…

Propos recueillis par Olivier Costil

 

Annecy Showroom Avant Première (Asap), le rendez-vous professionnel de découverte des collections textiles sport de l’automne-hiver 2018-19 organisé dans les shows-room de l’agglomération d’Annecy et à l’Espace Rencontre des Glaisons, commence ce lundi 15 janvier 2018. Filièresport lève le voile sur les les 15 nouvelles marques présentes, les nouveautés et les tendances.

 


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Greg Jolly-Pottuz (Wood Agency)

Nouvelle agence de distribution d’articles de sport de nature créée par Greg Jolly-Pottuz, Wood Agency entend se différencier par une approche très pragmatique et une offre de marques accessibles et complémentaires.

 


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Alors que les vacances de Noël débutent à la fin de cette semaine, les taux d’occupation prévisionnels recensés par l’Observatoire national des stations de montagne ANMSM – Atout France, annoncent un début de saison très prometteur.

Au global, les taux d’occupation prévisionnels pour les vacances de Noël marquent une progression substantielle de près de 8 points par rapport à l’an passé, quels que soient les massifs ou les types d’hébergements pour s’établir entre 57 et 68 % selon les massifs.
Pour cette fin d’année 2017, les demandes de séjours à la montagne se concentrent prioritairement sur la semaine de Noël. Une dynamique qui s’explique notamment par le calendrier des congés scolaires. Toutefois, les tendances de ces taux divergent selon les massifs : respectivement 4 et 9 points de plus pour les Alpes du Nord et du Sud et un recul de 3 points pour les Pyrénées par exemple. Les Pyrénées devraient tendre à minima à une stabilité, voire une hausse.

Près de 7 logements sur 10 sont réservés pour la semaine de Noël. Dans le détail sur les massifs, près de 2 logements nord-alpins sur 3 font actuellement l’objet d’une réservation, soit 8 points de plus que l’an passé. Dans les Alpes du Sud, l’augmentation représente 10 points de plus qu’en 2016. Les progressions de réservations entre les deux semaines fluctuent en fonction des hébergements avec de meilleurs résultats pour la semaine de Noël : + 14 points pour les résidences de tourisme, + 6 points pour les agences immobilières et + 15 points pour les villages vacances. Seules les locations effectuées entre particuliers divergent de la tendance générale, en affichant de meilleurs taux d’occupation prévisionnels pour la semaine du nouvel an que pour celle de Noël. “

Des prévisions optimistes pour l’ensemble de la saison

Les taux d’occupation prévisionnels concernant la totalité de la saison affichent une progression de près d’un point par rapport à la saison passée.”

Dans le détail les taux d’occupation prévisionnels enregistrent, au 1er décembre :
• Une progression de 7,7 points pour les vacances de Noël
• Une stagnation à + 0,1 point pour la période inter-vacances janvier ;
• Une hausse de 1,8 point pour les vacances d’hiver ;”
• Une progression de 4,5 points pour la période inter-vacances mars ;”
• Un retard de 8,7 points pour les vacances de printemps.”

Sur l’ensemble de la saison, le taux d’occupation prévisionnel des logements loués entre particuliers gagne en moyenne près de 3 points par rapport à l’an passé, et jusqu’à 7 points sur certaines périodes.

Concernant la typologie des stations, celles classées « Grand Domaine » demeurent plus attractives que les plus petites stations de Charme avec des écarts de 10 points pour les vacances de Noël, 14 points pour la période inter-vacances de janvier et jusqu’à 18 points pour la période inter-vacances de mars.

La montagne française reste attractive à l’international

La France reste la destination favorite des touristes britanniques qui représentent environ un tiers des séjours. 70 % des tours opérateurs britanniques interrogés annoncent d’ailleurs une progression des réservations pour l’ensemble de la saison hivernale 2017-2018.

Détenu par le fonds d’investissement scandinave Altor, le Groupe Rossignol est entré en négociations exclusives en vue du rachat la marque norvégienne Dale of Norway. Une acquisition supplémentaire pour le spécialiste français des sports d’hiver, engagé depuis plusieurs années dans une stratégie de consolidation


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Gérard Pouet

Ancien directeur général du CNPC Sport devenu consultant, Gérard Pouet est reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de la distribution sport. Il vient de réaliser une étude financière sur les magasins de ski en station, publiée en exclusivité par Filièresport. Données et (indispensable) analyse.

Article et infographies parues dans Filièresport n°52


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André Rodrigues (team Prozis)

Equipée par la marque portugaise de sports de nature Berg Outdoor, l’équipe Prozis XTrail accueille en ses rangs deux athlètes portugais de renom : Armando Texeira et André Rodrigues.


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Le fabricant Burton Snowboards lance un nouveau système de fixations qu’il qualifie de “révolutionnaire”. Ce dispositif sans sangle, plus rapide et intuitif,  est disponible dès aujourd’hui en pré-commande et le sera en boutique à partir du 2 novembre.  (suite…)

La campagne de sensibilisation “Pour que la montagne reste un plaisir”, menée par le ministère des Sports et portée par son ambassadrice Marie Martinod, revient le jeudi 12 et le vendredi 13 octobre 2017 à Paris.  (suite…)

A l’aube du lancement de sa 70ème collection automne-hiver, la marque d’articles de sport Salomon opère un changement de dirigeants à la tête de ses catégories Matériel de sports d’hiver et Textile. 


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Après deux ans loin du circuit de Combiné nordique, sa spécialité, le champion olympique Jason Lamy Chappuis annonce son retour à la compétition pour les prochains Jeux Olympiques d’hiver à Pyeonchang avec un nouveau sponsor :  Julbo. 

Entre Jurassiens, on se comprend ! Jason Lamy Chappuis comme Julbo le sont et on su faire cause commune pour le retour du champion à la compétition. L’expertise de Julbo dans le domaine des lunettes solaires adaptées à la vue a su séduire le triple vainqueur de la coupe du monde de combiné nordique, notamment grâce ses verres taillés sur mesure.

L’équipementier jurassien réalise un gros coup en s’alliant avec celui qui fût le porte drapeau de la délégation française lors des JO d’hiver à Sotchi et renforce sa présence sur la scène internationale des sports d’hiver, dont le combiné nordique est une des épreuves les plus spectaculaires. Une manière de bien enfoncer le bâton au coeur de cette discipline, puisque la marque vient de renouveler son partenariat avec la coupe du monde de Chaux-Neuve pour 2018 (25).  Le lunetier sera bien représenté sur cet événement puisque les équipes finlandaises de saut à ski et de combiné nordique ont renouvelé leur confiance et que nombre des membres de l’équipe de France arboreront des masques de la marque lors de l’épreuve.

Plus de 200 professionnels de la montagne ont participé au SkiDebrief, organisé les 24 et 25 avril à Val d’Isère par l’Union sport & cycle, pour tirer le bilan et les perspectives du marché des sports d’hiver, au terme d’une saison éprouvante mais non dénuée d’espoirs.

 

A LIRE SUR LE MEME SUJET
LES INTERVIEWS DES DIRIGEANTS ET EXPERTS DE LA MONTAGNE DANS LE HORS-SERIE SPECIAL SKIDEBRIEF DE FILIERESPORT

 

Malgré un démarrage pénalisé – pour la troisième année de suite  – par un noël sans neige, la montagne française devrait boucler l’ensemble de saison d’hiver 2016-17 sur une fréquentation en légère augmentation : autour de +1%, selon les derniers chiffres de l’Observatoire des stations de montagne ANMSM-Atout France.« Nous étions en baisse de chiffre d’affaires de 20% en janvier mais petit à petit, nous avons rattrapé notre retard, si bien que vers le 15 mars, nous étions étale. Puis la douceur a sévi et nous avons repris un peu de retard. Février a permis de le rattraper et les vacances de Pâques se sont passées dans de bonnes conditions, grâce au calendrier scolaire qui est devenu favorable depuis deux ans », a relaté Pierre Lestas, président de Domaines skiables de France (DSF). Résultat : une baisse du nombre de journées-skieur de 3% sur l’ensemble de la saison, avec de fortes variations selon les massifs et les stations, selon DSF.  Dans les Ecoles du ski français, l’évolution du chiffre d’affaires se situe entre -3% et 0%. La fréquentation des sites de ski nordique est en baisse de 5% par rapport à la saison dernière et de 15% par rapport à la moyenne des quatre dernières saisons. « Généralement situés en moyenne montagne, nous sommes un peu les sentinelles du réchauffement climatique », explique Thierry Gamot, le président de Nordic France, précisant que les quelques sites équipés en neige de culture s’en sortent le mieux.

Des magasins condamnés à l’offensive

Dans ce contexte, les magasins de ski ont vécu une saison mitigée, à des dégrées variables selon l’altitude et la « garantie neige » dont a bénéficié ou non leur station. Selon l’Union sport & cycle, les ventes d’articles de sport sont en recul de 5 à 12 %, tandis que les locations se maintiennent difficilement, entre -3% et -5%. « Donner des chiffres est globalisant : seul importe l’amour et la passion pour nos stations et les sports d’hiver, a relativisé Gérard Mattis, président de la commission Montagne de l’Union sport & cycle. Certains ont retroussé les manches et en deux mois ont réussi à faire la saison, comme en Haute-Savoie. Il faut garder à l’esprit que nos tarifs de location ont baissé de 25 % depuis pratiquement dix ans. Nous restons positifs et offensifs. » Confirmation de Stéphane Solinski, le directeur général de Sport 2000, qui fait le constat d’un « bilan positif avec quelques questions en suspens. Dans la vente, il va falloir plus accompagner nos magasins. »

Des actions marketing à amplifier

Si la montagne a tenu le choc, c’est en partie grâce aux investissements « très orientés neige de culture, qui se sont maintenus à un niveau globalement stables, mais aussi à la formidable mobilisation des acteurs de la montagne », a souligné Michel Rouault, directeur des entreprises de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes. Outre le travail de la neige, l’adaptation des offres a commencé à faire son office et devra être amplifiée. « Il faut engager des actions marketing et développer les courts séjours, un vrai levier de développement économique », réclame Pierre Lestas (DSF). Idem pour le travail collectif sur l’entrée de saison, initié quasi-spontanément cet hiver : « Nous lancerons l’an prochain une opération Noël, c’est magique collective, comme pour le Printemps du ski », a annoncé Jean-Marc Silva, tandis que Jean-Luc Boch, le nouveau président de France Montagnes, déclarait : « Nous devons parler d’une seule voix sur l’intégralité des massifs français. La concurrence étrangère est très vive, plus on arrivera à communiquer collectivement plus les stations petites ou grandes parviendront à faire venir des touristes nombreux. Pour que la montagne soit magique, les acteurs doivent être capable d’accueillir les touristes dignement, correctement et pour longtemps. »

Relancer les classes de neige

Sur le long terme, s’ouvre un vrai chantier, celui du renouvellement des générations et plus particulièrement de l’initiation au ski. Avec Génération Montagne, Auvergne Rhône-Alpes Tourisme s’attaque au déclin des classes de neige : « En 2015-16, 15 centres d’hébergements ont fermé dans les massifs alpins : la  décrue se stabilise mais l’érosion se poursuit. Les maires peuvent donner les moyens aux gestionnaires des centres de rénover, avec l’aide des département et, pourquoi pas, des régions », plaide Annick Cressens, coprésidente de Génération Montagne. En Suisse, l’association GoSnow a créé une site internet pour « faciliter l’organisation des voyages en quelques clics », explique Pierre Pfefferle, directeur du programme. Il a emmené à la montagne 1000 élèves la première année, 2000 la deuxième, pour un prix moyen de séjour d’un peu plus de 300 € par enfant. Conclusion de Virgile Caillet, délégué général d’Union sport & cycle. « Il va falloir encore plus aller dans le concret, établir une cartographie des initiatives et les consolider pour constituer une force commune. »

Alors que débute le mois d’avril, et avec lui la période du “Printemps du ski”, « les niveaux de réservation sont encourageants pour les vacances de printemps », annonce Domaines skiables de France (DSF), qui précise toutefois que « cette période ne permettra pas de gommer les importantes difficultés rencontrées en début de saison ».

 

Mois de mars en trompe-l’oeil…


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Les ventes du Groupe Lafuma se sont appréciées de 2,5% en 2016, pour s‘établir à 167,1 millions d’euros. Le résultat opérationnel courant du groupe s’estamélioré de 25%, passant de 3 millions d’euros en 2015 à 3,8 millions. Le résultat net  reste pénalisé par des provisions exceptionnelles.

Les ventes du pôle Montagne se sont élevées à 102,3 millions d’euros, en amélioration de 2,9% par rapport à 2015. « Le chiffre d’affaires a souffert des conditions climatiques défavorables et de l’arrêt de la marque Killy, mais les mesures d’efficacité opérationnelle, les bénéfices de l’intégration des trois marques au sein de la structure Millet Mountain Group à Annecy, la politique d’achat plus prudente et la réduction de la taille des collections, principalement chez Eider, ont permis d’en compenser les effets », communique l’entreprise. La marque Millet voit ses ventes augmenter de 6,1%, celles de Lafuma sont en croissance de 9,7%, alors que les ventes d’Eider sont en diminution de 12,9 % (soit 2,7 millions d’euros), marquées par l’arrêt de la marque Killy. La contribution opérationnelle du pôle montagne, en croissance de 4,7%, s’établit à 20,3 millions, soit 19,8% des ventes, contre 19,5% en 2015.

Lafuma mobilier bien positionné

Sur la niche porteuse du mobilier d’extérieur, Lafuma Mobilier, montre des « performances extrêmement satisfaisantes pour la troisième année consécutive, depuis sa prise d’autonomie », souligne le groupe : ses ventes sont en croissance organique de 8,7% et s’élèvent à 38,4 millions d’euros, conduisant à une augmentation de la contribution opérationnelle de 1,2 million, soit 11,5%. Les conditions climatiques défavorables en France ont été compensées par le développement des ventes à l’international et sur internet.

Les mesures d’économie payent chez Oxbow

Le pôle Surf, avec 90% de ses ventes sur le marché français, a été affecté par un marché en difficulté et l’absence de touristes dans les régions côtières où Oxbow fait une grande partie de ses ventes. Malgré la baisse du chiffre d’affaires de 3,5 % (après – 12% en 2015), ramenant les ventes à  25,3 millions d’euros, sa contribution opérationnelle a augmenté de 8,7% à 5,1 millions d’euros, grâce à des mesures d’économie de coûts et de redressement de la marge.

Restructurations en Asie et aux Etats-Unis

Marquée par l’arrivée de Reiner Pichler à la fonction de PDG, l’année 2016 a été celle d’une réorientation stratégique pour le groupe. Celui-ci a modifié sa distribution aux Etats Unis, entamé la fermeture de ses filiales à Hong Kong et déplacé et réorganisé son usine en Chine. Ces restructurations ont conduit à des charges opérationnelles supplémentaires pour un montant de 1,1 million d’euros. Une provision technique, réversible, de 2,6 millions d’euros pour dépréciation, a également a été comptabilisée en 2016. Ces provisions concourant à un résultat net négatif de 1,3 million d’euros.

Vers le “commerce multimodal”

Pour 2017, le groupe Lafuma s’attend à un résultat opérationnel stable, malgré une légère baisse des ventes attendue du fait de la restructuration de sa distribution aux Etats-Unis et à Hong-kong. L’acquisition par le groupe Calida, actionnaire majoritaire du Groupe Lafuma, du prestataire internet allemand Reich online services (chiffre d’affaires de 14,1 millions d’euros en 2016), qui est notamment l’opérateur de la boutique en ligne de Calida, est une opportunité pour le Groupe Lafuma de développer le commerce « multimodal » permettant à ses clients des achats sur le net et dans ses boutiques.

Le salon professionnel Sport-Achat Hiver se tiendra du lundi 6 au mercredi 8 mars 2017 à Lyon – Eurexpo. Filièresport sera présent et distribué à l’entrée du salon, sur le stand A06 de l’Union sport & cycle. 

Le rendez-vous professionnel réunira 305 exposants du secteur des sports de glisse, de la montagne et des sports de nature sur 20 000 m2 et attend quelque 3 800 visiteurs (plus de 2 000 entreprises). On compte cette année 51 nouveaux exposants (61 marques), parmi lesquels O’Neill, Adidas sport eyewear, Casio et de nombreuses marques émergentes comme Ragwear ou Mountain force. Plusieurs conférences seront par ailleurs organisées au coeur du salon :

Lundi 8 mars

  • 14h : la gestion en magasins des fixations aux nouveaux standards WTR, Grip Walk et Walk sole, par Brice Blancard, de l’Union sport & cycle, l
  • 16 h : le Bootfitting, par l’orthésiste-podologue du sport Gilles Marquette

 

Mardi 9 mars

  • 11h : présentation de l’Union sport & cycle, ses services, son programme d’études et ses événements
  • 14 h : Performer en innovation, le mode startup dans le sport, par Sébastien Deschaux
  • 16 h : présentation de nouveautés et innovations produit, par Frédéric Tain (Sport-Guide)

 

Mercredi 10 mars 

  • 11h : présentation du Bachelor Sports design & communications par l’OSV

 

 

Rapprochement dans le commerce en ligne d’articles de sports d’hiver et de natureLe Groupe Annie Famose et le Groupe Frasteya, de Yannick Morat, sont en discussions exclusives en vue de l’acquisition du site Achat-ski.com par le site Ekosport.fr.

Le Groupe Famose, actionnaire majoritaire de l’enseigne de location Skiset, a créé Achat-ski en 2012. Avec un chiffre d’affaires approchant


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Filièresport n°44 12/2016L’Observatoire national des stations de montagne ANMSM – Atout France prévoit 9 à 11 % de hausse de fréquentation par rapport à l’année dernière pour les vacances d’hiver 2017 et + 66 % pour les vacances de printemps.

Malgré un début de saison pénalisé par le manque de neige, les réservations préfigurent une augmentation de 3,4 % sur l’ensemble de la saison. Les vacances d’hiver s’annoncent ainsi « excellentes au regard des réservations actuelles et de l’état d’enneigement en cours sur les massifs », selon l’ANMSM. La deuxième semaine (11 au 17 février), commune aux zones B et C présente les meilleures perspectives de remplissage. Les vacances de printemps sont elles positivement affectées par leurs nouvelles dates et par la montée en charge de l’opération « Printemps du ski ». Celle-ci, initiée par France montagnes pour dynamiser la fréquentation en fin de saison, est mise en œuvre par 32 stations. L’an dernier, elle aurait permis de multiplier par deux la fréquentation des stations au printemps.