Sport 2000 se positionne à son tour sur le marché porteur des sneakers avec un nouveau concept pour les magasins S2, misant sur les codes des enseignes de mode et sur un service personnalisé.

Ne dites plus S2 Street & Sport mais S2 Sneakers Specialist. L’enseigne de chaussures de sport, créée en 2003 par le groupement Sport 2000, se réinvente avec un nouveau concept de magasin positionné sur le créneau des tennis et baskets iconiques de la mode, les sneakers. Tenu par Matthieu Josserand, l’adhérent « référent S2 » du groupement, le premier magasin à avoir adopté le nouveau modèle est celui du centre-ville de Metz, prélude à un déploiement à l’échelle de l’ensemble du réseau (24 magasins).

Le mobile de baskets et sa table miroir

Les codes de la mode

S2 n’est pas la première enseigne de chaussures à se positionner sur ce marché : il y a quelques mois, Courir l’a devancée avec un nouveau concept destiné aux « sneakers lovers ». Mais si elle vise la même cible que Courir, S2 le fait avec ses propres arguments. Cross, l’agence de design qui a créé le concept (après avoir œuvré sur le format montagne de Sport 2000), les résume en une expression : « L’Exposition ». En clair, il s’agit de « présenter les produits sport iconiques avec des codes ‘fashion’ », explique Nathalie Caron, directrice marketing du groupe Sport 2000. Une ambition en phase avec les attentes des acheteurs de sneakers, une clientèle mixte de 15-24 ans, urbaine, connectée, en quête d’une expérience consommateur unique et sans cesse à l’affût de la dernière réinterprétation de leur modèle culte.

Le “magasin aux chaussures suspendues”

Le “prisme” et sa déclinaison en vitrine

Cette approche se concrétise sur le point de vente par un dispositif très malin de scénarisation des chaussures « du moment » : un « prisme » composé miroirs permettant de montrer la chaussure sous tous les angles. Décliné sur une « stèle » dans l’une des vitrines, ainsi qu’à l’intérieur du magasin, sur les muraux et prochainement au sol pour permettre aux clients de se visualiser chaussures au pied, ce système protégé par un brevet a l’avantage d’être efficace et peu coûteux. Il est complété par des éléments de théâtralisation du point de vente. Une table miroir reflète un mobile de sneakers « pour que dans toute la ville, S2 soit reconnu par la clientèle comme le magasin aux chaussures suspendues », explique Nathalie Caron. Au chapitre de la différenciation, S2 se distingue par ailleurs par un parfum d’ambiance qui lui est propre, comme Sport 2000 Montagne, mais avec une fragrance acidulée.

Un “Lounge” et des modèles uniques

Davidz, grapheur de “tennis culte”, en action à Nancy

Autre caractère distinctif du concept, sa vaste palette de services. Le plus remarquable est la personnalisation des chaussures par des grapheurs en vogue, prestation payante proposée au cours d’événements et sur commande à l’année, aboutissant à créer des modèles uniques. S2 procure également un service de nettoyage des chaussures et une « Box admission », une formule de carte cadeau réinterprétée. Enfin, un « Lounge S2 » remplace la traditionnelle carte de fidélité : ce club offre aux clients qui y adhèrent des informations sur les nouveautés, des invitations à différentes animations, des goodies, la possibilité de réserver et précommander des produits et même d’acheter des articles non référencés (via les extranet des fournisseurs). Le Lounge est accessible en ligne via une borne tactile en magasin.

Un marché porteur mais convoité

Puriste, l’assortiment exclut les vêtements pour se limiter aux chaussures et à quelques accessoires (lacets, produits d’entretien…). L’offre est circonscrite aux dix marques les plus légitimes sur le marché des sneakers et compte 150 pieds. Coopérative oblige, les adhérents gardent la main sur


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solinski-medef-sport-essonneUne centaine de chefs d’entreprises ont participé, dans la soirée de jeudi 15 septembre 2016, aux premières Assises Sport/Entreprise de l’Essonne, organisées à Nozay (91), dans les locaux de Nokia. La réunion a retracé les enjeux du développement du sport en entreprise et recueilli les témoignages d’entrepreneurs, de spécialistes et d’athlètes essonniens, à l’initiative du comité Medef Sport du département et en partenariat avec Sport 2000, dont le siège est implanté dans le département.

Présidé par Jean-Pierre Mougin, vice-président du CNOSF et ancien champion de motocross, le comité Medef Sport Essonne a été créé il y a un an avec l’ambition de « mobiliser 50 chefs d’entreprises sur le développement de la pratique sportive en entreprise », a expliqué ce dernier. Les bénéfices du sport en entreprise sont connus : le sport est un facteur de bien-être individuel et de cohésion d’équipe et constitue une source de gains de productivité estimés par le CNOSF entre 2,5% et 9% par salarié. Attention, a toutefois souligné Dominique Carlac’h, présidente nationale du comité Sport du Medef, pour qu’elle réussisse,  « la pratique ne doit pas être obligatoire mais venir d’une démarche volontariste de la part du salarié et du chef d’entreprise. Il faut aussi éviter l’ostracisation » des publics non ou peu sportifs.

Un rôle de prévention santé

« L’important, c’est que les salariés se retrouvent, de l’ingénieur à l’employé, pour partager une activité », a complété Marc Lacroix, secrétaire du comité interentreprises du site Nokia de Nozay, qui propose 7 activités non compétitives, tandis qu’une association sportive gère par ailleurs une quinzaine de sports de compétition. Outre sa dimension loisirs, le sport en entreprise peut également jouer un rôle plus assumé de prévention santé, comme c’est le cas chez Safran Aircraft Engines, qui s’apprête à proposer aux ouvriers de son site de Corbeil-Essonne des séances encadrées d’échauffements et d’étirements, afin de lutter contre les lombalgies, après un test prometteur à Gennevilliers.

Des PME moins bien armées

Ces pratiques exemplaires restent cependant encore peu développées. Dans les PME en particulier, explique Sylvie Lavisse, présidente d’une société de formation qui emploie un coach pour offrir des séances de stretching et body combat aux salariés de ses établissements, il faut avoir le sport dans la peau pour surmonter les obstacles tels que l’absence de locaux adaptés à la pratique ou la méconnaissance des contraintes réglementaires… Face à ces difficultés, Stéphane Solinski, directeur général de Sport 2000, appelle à la création « d’un kit clé en main pour les PME, sous forme d’un portail unique d’information et de services d’aide à la conduite du projet. » Une attente qui connaîtra un début de réponse avec le lancement d’un site dédié le 22 novembre prochain, aux Assises européennes Sport et Entreprise organisées le 22 novembre prochain au CNOSF à Paris.