Frédéric Basse, président d’Eurosima

En complément de l’article sur le marché du sport publié dans Filière Sport n°1, daté de novembre 2012, FiliereSport.com publie la traduction des principaux extraits du discours prononcé par Frédéric Basse, président de l’Eurosima, l’association de l’industrie européenne du surf, au gala de clôture du Surf Summit, tenu à Hossegor (Landes), les 27 et 28 septembre 2012.

Les écoles de surf ont fait une excellente année. Alors qu’elles travaillaient principalement deux mois par an, elles tournent désormais à plein régime pendant quatre à six mois. De nombreux enfants ont rejoints les clubs et les compétitions rencontrent un grand succès. Les marques techniques, celles qui font des produits destinés à la pratique, rencontrent un bon succès. Les ventes des magasins proches des plages ont été plutôt bonnes en août et septembre. Cela signifie que la base de consommateurs pratiquant le surf augmente. Quand vous avez la base de consommateurs, l’activité suit.

La fin d’un cycle économique

Le surf n’est pas en crise, seul le surfwear est en mutation. Au cours des 25 dernières années, cette industrie a connu des croissances de 5 à 25 % chaque année. C’est une performance absolument fabuleuse, mais tout cycle s’achève à un moment et c’est ce qui ce passe actuellement. En grandissant, nous sommes entrés en compétition avec les plus grands acteurs du marché. Ceux-ci ont même pris le surf comme source d’inspiration et des entreprises comme Abercrombie & Fitch, avec son enseigne Hollister, ont pris le surf comme une base de leur croissance.

Le chiffre d’affaires des entreprises ralentit, nous devons comprendre comme réorganiser nos entreprises, nous devons apprendre à segmenter les produits, nous devons apprendre comment rendre les jeunes consommateurs, que nous sommes en train de perdre en ce moment, excités par le surf. Nous traversons des temps difficiles mais il n’y a rien de dramatique. Certaines entreprises ont commencé à se réorganiser, avec de nouveaux dirigeants et deviendront plus fortes.

Marier la culture du surf et celle du management

L’industrie figure sur l’écran radar des investisseurs. Des entreprises sont à vendre. Toute industrie a vécu cela par le passé. Et nous ? Nous devrions être fiers, il n’y a pas tant de secteurs que ça qui intéressent les investisseurs. Nous avons fait du bon travail, nous avons créé la valeur de nos marques. Nous devons accepter le fait que les actionnaires veulent orienter leurs entreprises dans de nouvelles directions. Les nouveaux actionnaires marieront la culture du surf et de nouvelles façons de manager. La première à le faire a été Quiksilver et maintenant le mouvement se propage à de plus en plus d’entreprises.

La crise n’explique pas tout. Nous avons fait certaines erreurs. Ensemble, nous devons analyser ces erreurs afin d’éviter de les répéter. Les directeurs généraux de nos entreprises devraient venir partager leur expérience avec les jeunes qui se lancent dans le métier pour qu’ils ne répètent pas les mêmes erreurs. Nous ne devrions jamais oublier non plus ce que sont les valeurs du surf. Je pense que c’est une des choses que nous avons oubliées dans les temps euphoriques que nous avons traversés. Nous devrions nous fixer à ces valeurs.Le secteur du surf a été un exemple au cours des vingt dernières années de progrès et d’énergie, mais aussi pour notre fantastique style de vie. Nous ne devrons jamais l’oublier.”

 

Solution pratique, la planche gonflable avait mauvaise réputation auprès des surfeurs, très critiques vis-à-vis de leurs performances. Le design de la Naish One vise à corriger ces défauts et à créer un nouveau type de course.

Elle a fait le buzz du dernier salon Glissexpo, qui s’est tenu du 30 septembre au 2 octobre derniers, à Seignosse (Landes).  La planche stand up gonflable Naish One créée manifestement une rupture dans cette discipline émergente (bien qu’elle fût à l’origine du surf), que l’on pratique debout sur la planche avec une pagaïe.  Jusqu’à présent, les stand-up gonflables avaient une piètre réputation sportive car pas assez rapides. Le design effilé de la Naïsh One corrigerait ce défaut. C’est ce que dit la rumeur professionnelle, en attendant que les avis d’utilisateurs le confirment sur le net…  La marque croit en tout cas suffisamment à son produit pour vouloir imposer un « nouveau format de compétition », la Naish International SUP Class Organization, avec des courses de 100 mètres, 400 mètres et 10 kilomètres et des relais… Ainsi serait réconciliée le prestige de la compétition et le côté pratique de la planche de paddle gonflable. Si le stand up est en effet loué pour sa facilité d’apprentissage, sa pratique non traumatisante et son utilisation possible sur tous types de plan d’eau, son encombrement continue de freiner son essor.  La planche gonflable est une réponse à cet inconvénient.

Olivier Costil

Caractéristiques :

  • Le produit : planche stand up gonflable Naish One, fournie avec pompe haute pression, sac de transport, kit de réparation et aileron central amovible
  • L’innovation : le dessin effilé de la planche et sa construction lui confèrent stabilité et rapidité
  • Les caractéristiques techniques : 3,81 m (longueur), 76,2 cm (largeur), 15 cm (épaisseur), 265 l (volume), 10,8 kg (poids)
  • Le prix public indicatif : 990 €