La nouvelle campagne oppose les deux mondes, celui d’aujourd’hui et le cauchemar à venir sans changement de nos modes de production et de consommation.

« Dans quel monde veux-tu vivre? C’est entre tes mains » Avec sa nouvelle campagne publicitaire où s’interpénètrent images bucoliques et pollution, présentée au salon OutDoor de Friedrichshafen, le fabricant de membranes imperméables et respirantes sans fluorocarbones Sympatex (qui compte parmi les premiers lauréats des Ecosport Awards) appelle à un changement dans les modes de consommation et de production des articles textiles, afin de préserver les ressources en eau et réduire les émissions de gaz carbonique.

Quatre-vingt milliards de vêtements sont achetés tous les ans dans le monde, deux fois plus qu’il y  a quinze ans auparavant. Vingt-trois milliards de paires de chaussures sont fabriquées annuellement. D’ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans les océans… Avec ces informations choc et l’appel «Fais un choix conscient lors de tes achats et change le cours du monde», la nouvelle campagne publicitaire de Sympatex vise à sensibiliser, informer et réveiller le secteur de l’équipement de la personne. Lancée lors du salon OutDoor de Friedrichshafen, elle sera largement diffusée au niveau international dans la presse grand public et spécialisée.

Atteindre la neutralité climatique

Avec cette campagne, la marque entend faire prendre conscience au consommateur qu’il a d’ores et déjà le choix. En effet, les techniques permettant de fabriquer des vêtements et chaussures neutres en carbone, recyclées et respectueuses de l’environnement sont au point. Sympatex l’a expérimenté l’année dernière dans le cadre de projets de fabrication de vêtements et chaussures respectueux de l’environnement. « Si nous ne faisons rien, le réchauffement climatique atteindra 4,5°C en 2100 or nous avons besoin de réduire nos émissions de 80 % pour réduire le réchauffement de 2°C, expliquait en substance Rüdiger Fox, PDG de Sympatex Technologies GmbH, lors d’une conférence au salon OutDoor de Friedrichshafen. Ce sont aujourd’hui les secteurs les plus évidents, comme la logistique et les transports, qui sont le plus avancés en matière de « décarbonation » mais dans la fabrication d’une veste par exemple, le transport génère moins de 1 % des émissions de carbone. Ces dernières sont principalement issues des matériaux utilisés. Selon nos calculs, le coût supplémentaire pour décarboner la production textile n’est que de 3,5 %. Nous pouvons atteindre la neutralité climatique grâce à l’écoconception et à la mise en place de mécanismes de compensation. Mais il faudra que la profession toute entière se mobilise et se dote de nouveaux outils de mesure ». Développé par la Sustainable Apparel Coalition, le Higg Index, qui mesure l’impact environnemental des produits de textile-habillement et chaussure, ne fait en effet pas encore la différence entre vêtements réalisés avec des matières premières vierges ou recyclées.