Les ministres Nicolas Hulot et Elisabeth Borne ont présenté ce matin les premières mesures de la loi d’orientation pour les mobilités (LOM), en faveur de la mobilité propre et la qualité de l’air. Si le projet évoque les mobilités actives ou douces, il repousse la présentation du plan vélo à septembre 2018.

L’Union sport & cycle, partie prenante à la concertation autour du plan vélo, initié à la clôture des Assises de la mobilité en décembre 2017, a immédiatement réagi : ” En tant qu’entreprises de la filière économique du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active, nous plaidons pour la mise en œuvre d’une stratégie nationale, inscrite dans la durée, en faveur de la promotion de l’utilisation du vélo comme moyen de déplacement au quotidien, à l’instar de nombreux voisins européens.” L’organisation professionnelle, qui regroupe les entreprises de l’industrie et du commerce des sports, des loisirs et de la mobilité, tient néanmoins à souligner “ l’importance des mesures annoncées par le gouvernement, en faveur d’infrastructures sécurisées (pistes cyclables, parkings, etc.), de mesures incitatives notamment pour les trajets domicile-travail et de projets comme le lancement d’un appel à programmes dans le cadre des certificats d’économie d’énergie.” dans le cadre de la loi sur les mobilités, mais elle déplore “que ces mesures restent à ce jour à l’état de bonnes intentions et que le flou persiste sur le financement des mesures et sur l’engagement réel de l’Etat aux côtés des collectivités pour développer un plan vélo aussi ambitieux qu’annoncé.” Le conseil d’orientation des infrastructures avait préconisé de consacrer une enveloppe de 350 millions d’euros sur quatre ans au développement des mobilités actives et la Fédération des usagers de la bicyclette revendique 200 millions d’euros par an pendant la même période pour mettre la France à niveau par rapport à ses homologues européens en matières de mobilité douce. Mais bien plus que de nouvelles dépenses, le plan vélo est, insiste l’Union sport & cycle, “un véritable investissement pour l’avenir (…). Les gains en termes de santé publique, de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution des centres urbains, de mobilité des personnes, et notamment des demandeurs d’emploi doivent être évalués et pris en compte“. L’Union sport & cycle plaide pour la mise en place de mesures concrètes soutenues par un investissement fort et significatif de l’État.

Pour consulter la présentation du projet de loi Mobilité, cliquer ici

Pour lire le communiqué de l’Union sport & cycle, cliquer ici

Les lauréats 2018

Le nouveau millésime du label « Ville Active & Sportive » est lancé. Les villes participantes ont quatre mois, du 15 juin au 15 octobre 2018, pour envoyer leur candidature au Conseil national des villes actives et sportives (CNVAS).

Comme pour les millésimes précédents, toutes les villes de France métropolitaine et d’Outre-mer, sans distinction de taille et de situation géographique, peuvent demander l’obtention de ce label national, créé par le ministère des sports, l’Association Nationale des élus en charge du sport (Andes) et l’Union sport & cycle. « Dans leur dossier de candidature, nous attendons des villes qu’elles présentent toutes leurs actions en faveur du développement et de la promotion de l’activité physique et sportive », détaille Marc Sanchez, président du CNVAS et de l’Andes. L’attention du comité de labellisation portera notamment sur la cohérence de la politique sportive des villes avec les actions mises en avant dans leur dossier de candidature.

Un label pour trois ans

Le label, dont les millésimes duraient deux ans auparavant, passe sur un millésime de trois ans (2019-2021), afin de laisser le temps aux communes de mettre en place leur politique publique en faveur du sport et au CNVAS d’évaluer les évolutions et les actions mises en œuvre. Nadine Rollet, trésorière du CNVAS et membre de l’Union sport & cycle, souligne que « le label Ville active & sportive récompense les villes dont la politique publique s’attache à toucher tous les publics présents sur le territoire ». Cette orientation s’inscrit pleinement dans l’objectif de développement des pratiques sportives pour toutes et tous et tout au long de la vie porté par le ministère des Sports.

La FDJ, parrain officiel du label

Dès cette année, le CNVAS a choisi de s’associer à FDJ, premier partenaire du sport français, qui devient ainsi le parrain officiel du label « Ville active & sportive » pour trois ans. FDJ accompagnera le développement du label qui prendra une nouvelle ampleur : des réunions territoriales semestrielles animeront dès 2018 un réseau déjà fort de 300 villes labellisées. Ce label « récompense les collectivités de toutes tailles, des collectivités qui ont toutes, à leur niveau, des ambitions pour leur sport auprès des habitants, et l’objectif de FDJ est de soutenir le développement du sport pour tous dans les territoires. Nous nous retrouvons parfaitement à travers ce label et nous espérons pouvoir contribuer à son rayonnement » précise Laetitia Olivier, directrice de la communication et du développement durable de FDJ.

Pour plus d’informations sur le label « Ville Active & Sportive », cliquez ici

Jérôme Valentin

La première assemblée générale ordinaire de l’Union Sport & Cycle, qui regroupe les entreprises de la filière du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active, s’est tenue le 16 mai 2018. Jérôme Valentin, président de Cycleurope Industries devient le nouveau 1er coprésident de l’Union. Il est accompagné d’Eric Daligault (société Kompan), coprésident au titre du collège 1 (fabricants), Christophe Mostaert (Sport 2000), coprésident au titre du collège 2, distributeurs) et Paul Andrieux, coprésident au titre du collège 4 (prestataires). 

Les quatre coprésidents de l’Union sport & cycle (de g. à d.) : Eric Daligault, Paul Andrieux, Christophe Mostaert, Jérôme Valentin.

Cliquez ici pour connaître la composition complète du conseil d’administration

Pierre Gogin

Pierre Gogin, principal initiateur de la fusion des organisations professionnelles historiques du secteur sport et cycle qui a conduit à la création de l’Union, avait décidé ne pas renouveler sa candidature à la présidence, notamment pour favoriser l’arrivée de nouveaux élus. Il reste au sein de l’équipe au poste de conseiller et gérant des filiales. En outre il représentera l’Union Sport & Cycle auprès de certaines organisations comme la CPME, le Conseil du Commerce de France ou la Commission de Concertation du Commerce.

La partie statutaire de l’AG aura permis aux délégués et adhérents présents d’examiner les premiers rapports d’activité et financier de l’organisation syndicale du secteur. Rapports permettant de mesurer tout le travail accompli durant ces 14 premiers mois d’exercice, les actions d’influence de l’Union en faveur de la pratique sportive et de la mobilité active, les travaux des différentes commissions, les principaux accords sociaux signés, la structuration de l’équipe de permanents et l’emménagement dans les nouveaux locaux du Stade Jean Bouin. L’approbation à l’unanimité de ces rapports aura confirmé la mise en orbite réussie de ce grand syndicat professionnel du secteur sport et cycle.

Les quatre priorités de l’Union

A l’issue de l’Assemblée, le 1er co-président Jérôme Valentin et le délégué général Virgile Caillet ont souhaité fixer les priorités de l’Union Sport et Cycle sur les prochains mois :

    • Poursuivre et amplifier le rôle de corps intermédiaire de la Nation en tant que représentant officiel du secteur industriel et commercial des équipements de sports, de loisirs et de mobilité active, par la signature de textes conventionnels novateurs comme ceux provoqués l’importante réforme de la formation et dans le domaine de la RSE et de la protection de l’environnement.
    • Promouvoir la pratique sportive et les mobilités actives, en faisant du « Prix de la Ville Ludique et Sportive », en convainquant davantage les pouvoirs publics des bienfaits, pour la santé publique et pour l’environnement, des déplacements à vélo, notamment à l’occasion du plan vélo 2018, en oeuvrant au renouvellement des clientèles des sports d’hiver de demain.
    • Conforter et amplifier ses évènements comme ceux dans le domaine de la Montagne (Ski Force Winter Tour, SkiDebrief) ou de la RSE (EcoSport Awards). En créer de nouveaux comme le prochain Sport Job Day du 13 juin prochain.
    • Produire plus de contenus au service des adhérents : statistiques et analyses sectorielles, bilans sociaux, articles de presse, interviews, fiches techniques, normes, par exemple et faire de l’Union la référence culturelle sur les marchés du sport et du cycle.

L’Union sport & cycle en chiffres

 L’Union sport & cycle, fédère 1 400 entreprises représentant :

  • plus de 500 marques,
  • 80 000 salariés
  • 11 Milliards € de CA cumulé
  • 4 pôles d’expertises

Tous les acteurs de la montagne se sont réunis au SkiDebrief, les 24 et 25 avril à Val d’Isère. Pour faire le bilan de l’hiver et trouver des solutions pour l’avenir.

Par Patricia Rey, à Val d’Isère – Organisé par l’Union sport & cycle, l’événement SkiDebrief invite chaque année les professionnels à se réunir pour dresser un bilan complet de l’hiver, mais aussi à réfléchir aux problématiques de la montagne. Comme le recrutement de nouveaux clients, le thème de cette 9è édition, incontournable sur un marché du ski à maturité qui fait moins rêver les jeunes générations… (suite…)

L’abondant enneigement (ici, à Val d’Isère) a fait revenir les skieurs dans les stations françaises.

Le SkiDebrief organisé par l’Union sport & cycle, en partenariat avec France Montagnes et la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, a réuni les acteurs de la montagne à Val d’Isère les 23 & 24 avril derniers pour tirer les enseignements de la saison d’hiver 2017/2018 et remettre sur le devant de la scène la question du recrutement de nouveaux clients. Filièresport détaille ci-dessous le bilan de saison dressé par les différents professionnels et reviendra dans un prochain article sur les débats relatifs au renouvellement de la clientèle.

Cette neuvième édition a permis à l’ensemble des professionnels venus présenter leurs chiffres de saluer le retour de la croissance en stations de sports d’hiver. Après trois saisons durant lesquelles les professionnels de la montagne ont souffert des aléas climatique, l’hiver 2017/2018 s’est singularisé par un exceptionnel niveau d’enneigement dans tous les massifs : jusqu’à 17,5 mètres cumulés à Val d’Isère, qui vient d’annoncer le maintien de trois pistes ouvertes hors glacier cet été… Selon Domaines skiables de France, la fréquentation des domaines skiables devrait progresser de +4 % par rapport à l’hiver dernier « même si les skieurs ont été freinés par la météo perturbée », tandis que Nordic France annonce un hiver historique avec des redevances ski de fond en rebond de 13 %. Côté stations, cette embellie a plutôt concerné celles situées en moyenne montagne où l’effet rattrapage a été significatif. « On s’aperçoit que la neige est un fantastique aimant. Après trois hivers difficiles, l’envie de skier est toujours là », commente Gilles Chabert, “Monsieur Montagne“ à la Région Auvergne Rhône-Alpes. Ce dernier, qui prendra sa retraite de la présidence du Syndicat national des moniteurs du ski français fin mai après 24 ans de bons et loyaux services, souligne aussi : « Notre chiffre d’affaires (NDLR, plus de 300 millions d’euros) augmente. Les ventes en ligne continuent de progresser et pèsent plus de 80 millions… c’est un petit commerce qui vend des virages ». Même satisfecit dans les magasins de sport, qui enregistrent +9 %. « Les aléas climatiques ont dopé les ventes d’accessoires (masques, gants…) », confie Gérard Mattis, commerçant à Val d’Isère et président de la commission Montagne de l’Union sport & cycle, pour qui « le blanc, le bleu et la magnificence de nos sites sont de réels atouts ».Patricia Rey, à Val d’Isère

Les données par profession :

Taux d’occupation des stations de sports d’hiver : +1,3%
Maurice DESAILLOUD, Maire des Houches, Président du GT Observatoire des stations de l’ANMSM : « Le taux d’occupation des hébergements locatifs entre décembre 2017 et mars 2018 s’élève à 52,9% sur l’ensemble des massifs, soit une hausse de 1,3% par rapport à l’année passée. Les Alpes du Nord affichent un taux d’occupation moyen pour la période de 54,5 % (+1 point). Dans le même temps, les Alpes du Sud enregistrent une progression de 1,8 point, avec un taux de 43 %. Les Pyrénées, avec 49,8 % des logements occupés en moyenne sur la saison hivernale, observent un bond de 4,7 points, en comparaison à la saison précédente. »
Activité des magasins de sport de stations de montagne : +9% 
Selon Gérard MATTIS, président Montagne de l’UNION sport & cycle : « Au global il me semble important de retenir le bilan positif de cette saison avec un chiffre d’affaires vente et location cumulé qui progresse de 9% pour les magasins de sport en stations. Cela reste à relativiser au regard des baisses successives que nous avons enregistrées au cours des trois dernières années. Compte tenu de l’exceptionnel niveau d’enneigement partout, cette saison profitera d’abord aux commerces sport implantés en station de moyenne et basse altitude. »
Activité des domaines skiables : +2%
Selon Laurent REYNAUD, délégué général de Domaines Skiables de France : « La fréquentation des stations de ski est en augmentation de 2% sur la saison 2017-2018 par rapport à la moyenne des quatre dernières saisons. Il s’agit d’un chiffre non définitif puisqu’il ne prend pas en considération les quatre semaines des vacances d’avril en cours et que la saison se déroule jusqu’au 8 mai. On a eu un « vrai hiver », après trois hivers difficiles où l’enneigement était faible. Cette année, la neige était au rendez-vous, mais les conditions d’exploitation ont été très difficiles et les charges d’exploitations élevées, principalement à cause de la météo et des nombreuses avalanches. »
Activité des Ecoles de ski : +3%
Selon Jean-Marc SIMON, directeur général du Syndicat National des Moniteurs du Ski Français : « Tous les moniteurs ont pu enseigner comme ils le souhaitaient. Quand la neige est au rendez-vous, tous les voyants sont au vert. C’était le cas cette année. » 
Activité des sites nordiques : +13%
Vincent BERLANDIS, directeur de Nordic France : « Nos domaines enregistrent une hausse de 13% sur la redevance ski de fond par rapport à la moyenne des quatre dernières années. Et une hausse de 22% par rapport à l’année dernière. C’est une très bonne saison malgré la météo parfois difficile. On attend les chiffres définitifs de fin de saison mais cela pourrait être la meilleure saison des quarante dernières années. »

 

Grâce au vélo à assistance électrique, la pratique du vélo s’inscrit de plus en plus dans le quotidien des Français. Le marché national du cycle a en effet poursuivi sa progression en 2017, dépassant la barre des 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+ 9,6%) avec près de 2,8 millions de vélos vendus (+ 0,2%), selon l’Union sport & cycle, qui regroupe les entreprises de fabrication et distribution d’articles de sport en France. Le segment du vélo à assistance électrique (VAE), avec 255 000 vélos vendus en 2017, contribue fortement au dynamisme du marché, encourageant l’essor de la mobilité active et le retour du vélo comme moyen de locomotion du quotidien.

Doublement du volume de VAE vendus

Il s’est ainsi vendu deux fois plus de VAE l’an dernier qu’en 2016. Le “bonus VAE”, une aide de l’État de 200 € pour l’achat d’un vélo à assistance électrique, « a créé un effet de levier très important pour le marché du vélo en 2017, beaucoup plus en termes de médiatisation qu’en termes financiers : tout à coup, l’intérêt du vélo à assistance électrique a été porté à la connaissance des Français », explique Jérôme Valentin, coprésident de l’Union sport & cycle et président de Cycleurope Industries (Peugeot Cycles, Gitane, Bianchi…). La refonte par le gouvernement Philippe de ce dispositif, effective au 31 janvier dernier, a certes eu pour effet de ralentir la croissance des ventes. Mais “dès que les magasins auront écoulé leurs stocks, les ventes repartiront sur des hausses à deux chiffres », déclare Jérôme Valentin, qui argumente : « La comparaison avec les pays voisins confirme le potentiel du marché français du VAE. En France, le VAE représente moins de 10 % des volumes vendus, contre 45 % en Belgique et 19 % en Allemagne, où on estime qu’il pourrait monter jusqu’à 35 % à terme…  En termes d’usages, le modèle de demain est celui où l’on choisira son mode de transport – vélo traditionnel, VAE, trottinette, etc. – en fonction de ses besoins ».  S’agissant des pratiques loisirs et compétitives, le marché du VTT-AE a également profité de cette dynamique avec 35 340 unités vendues. « Le VAE rend la pratique sportive plus accessible et augmente le nombre de pratiquants », complète André Ghestem, président de la Commission Cycle de l’Union sport & cycle et Directeur Général France de Shimano. « Il a aussi pour effet d’accroître le panier moyen et de stimuler les ventes d’articles à valeur ajoutée, avec un effet d’entraînement sur les accessoires et composants, où la demande se porte sur des produits de qualité. »

Tous les circuits de distribution en profitent

Porté par le phénomène VAE, l’ensemble des circuits de distribution affichent des résultats en hausse en 2017. En attente de conseil et de services sur des produits à forte valeur ajoutée, nécessitant des compétences de plus en plus techniques, les consommateurs se sont néanmoins largement tournés vers les détaillants spécialisés et les enseignes multisport qui restent les poids lourds du marché. Les détaillants spécialisés réalisent 55 % du chiffre d’affaires global et 77 % sur le seul segment VAE. « Les magasins se sont très vite adaptés à intégrer cette quatrième grande famille de vélo, après VTT, Route et Loisir », commente Denis Briscadieu, PDG CycleLab, vice-président de la commission cycle UNION sport & cycle. En volume de vélos vendus (toutes catégories confondues), ce sont les enseignes multisports qui réalisent les performances les plus importantes, avec 64 % de part de marché. Il convient également de noter la progression significative des acteurs de l’internet dont la part de marché atteint 8 % du chiffre d’affaires, en hausse 22 %, dans un contexte général où la distribution devient de plus en plus omnicanale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce vendredi 13 avril, l’Union sport & cycle divulguera son étude annuelle sur le marché français du cycle à l’Hôtel de Ville de Paris. Ouverte par Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris en charge des Transports, la conférence sera clôturée par la députée européenne Karima Delli, présidente de la commission des Transports et du Tourisme au Parlement européen. SUIVEZ L’INTÉGRALITÉ DE LA CONFERENCE EN DIRECT SUR LE COMPTE TWITTER @FilièreSport à partir de 11h30 !

Filièresport a interrogé Julien Vigouroux, directeur commercial France des marques Eider et Lafuma, témoin de la table-ronde sur le bilan des ventes 2017, organisée par l’Union sport & cycle sur le salon Sport-Achat hiver, le 12 mars 2018.

L’Union sport & cycle a communiqué les chiffres provisoires du marché français des articles de sport, ce lundi 12 mars 2018, à l’occasion d’une conférence sur le salon Sport-Achat. Un secteur qui reste porteur même si plusieurs “points de vigilance” demeurent, ont témoigné Julien Vigouroux, directeur commercial France Eider et Lafuma (cliquer ici pour voir son INTERVIEW VIDEO), et Philippe Vidal, directeur développement franchise Go Sport et Bike+ (cliquer ici pour voir son INTERVIEW VIDEO), interrogés par Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport & Cycle. Compte-rendu et infographies.

 

Selon les estimations provisoires du syndicat professionnel, les ventes aux détail d’articles de sport ont franchi la barre des 11 Mrds € l’an dernier, affichant une progression de l’ordre de 3 %. La chaussure, le textile et le cycle sont les trois moteurs du marché. “2017 a été une année fort honorable pour la distribution de sport, confirme Philippe Vidal (Go Sport), d’autant qu’elle n’a été portée par aucun un gros événement footballistique. Nous avons bénéficié d’une météo favorable et de la croissance du vélo, qui tire le marché du sport dans sa globalité.”


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Le Forum Sporcoll a réuni, du 6 au 8 février 2018 à Montpellier, élus locaux, agents territoriaux, représentants du mouvement sportif, associations sportives et professionnelles (dont l’Union sport & cycle), pour débattre des enjeux et évolutions des politiques sportives territoriales. Des acteurs qui ne cachent pas leurs interrogations face à la raréfaction des moyens et aux mutations de la pratique sportive.

En préambule à la plénière d’ouverture, Samir Boudjemaa, directeur général de TV Sports Events, organisateur de SportColl, a rappelé que l’objectif du Forum étant d’apporter des solutions aux problèmes quotidiens des élus et acteurs du mouvement sportif dans la mise en place de leurs politiques sportives, il était essentiel de pouvoir réunir au même moment et dans un même lieu un pool d’experts compétents pour traiter des différents sujets, tels que la mutation des pratiques sportives, la réhabilitation ou la construction d’équipements, le développement économique par le sport, ou le déséquilibre homme-femme dans le monde sportif…

Trois millions de sportifs supplémentaires, mais comment ?

Mais ce sont des questions bien concrètes qui interpellent les acteurs publics locaux. Après quatre années consécutives de baisse, l’annonce du maintien du niveau des dotations aux collectivités territoriales dans le budget 2018 n’a pas suffi à calmer leurs inquiétudes. Et si Dimitri Grygowski, directeur adjoint du cabinet de la ministre des Sports, Laura Flessel, a rappelé que l’État s’était engagé, avec la réforme du CNDS, à conquérir 3 millions de pratiquants supplémentaires d’ici 2020, Joël Bruneau, maire de Caen et référent sport à France Urbaine (qui regroupe les métropoles et agglomérations), s’est chargé de tempérer cet objectif en précisant que « la pratique sportive ne se décide pas et ne se développe pas d’en-haut. » Résoudre les inégalités territoriales, a-t-il rappelé, exige personnel d’encadrement et équipements sportifs à l’échelon local.

La baisse de contrats aidés pointée du doigt

Membre du bureau exécutif de l’Association des petites villes de France (APVF), Stefan Rossignol, également maire de La Grande Motte (34) a insisté sur le rôle crucial des bénévoles et souligné l’importance des moyens financiers nécessaires aux plans de rénovation des équipements. « Nous avons l’obligation de trouver des leviers et des solutions alternatives pour rénover des équipements vieillissants, capables d’accueillir ces trois millions de pratiquants supplémentaires, espérés et attendus », a ajouté Marc Sanchez, Président de l’Andés, qui a pointé du doigt la baisse des contrats aidés….

Virgile Caillet (Union sport & cycle) au Forum Sportcoll 2018

La pratique libre, un défi pour les collectivités et les clubs

Pour le vice-président de l’Association nationale des directeurs d’installations et des services des sports (Andiis), Nicolas Rouquairol, il y a urgence à traduire en plans d’actions les politiques sportives des élus sur le terrain, tout en gardant une certaine parité entre licenciés et pratiquants « libres », et entre chaque discipline pratiquée. Virgile Caillet, délégué général de L’Union sport & cycle, a rebondi sur cette affirmation, après avoir rappelé que L’Union qui représente le monde des entreprises du sport : « Certes l’activité physique et sportive des français se maintient avec plus de 29 millions de pratiquants réguliers. Mais attention ! Aujourd’hui, on désire pratiquer quand on veut, où l’on veut, comme on veut et avec qui l’on veut », a-t-il souligné avant d’interpeller les élus sur les conséquences directes d’une telle mutation dans les modes et les lieux de pratique : « Cette démocratisation et cette libéralisation de la pratique sportive de demain engendrent des problématiques nouvelles et inédites pour les clubs et les fédérations mais aussi pour les entreprises de la filière et pour les collectivités locales ».

Innover dans la conception et la gestion des équipements

A ce défi de la révolution des pratiques, s’ajoute l’enjeu de la rénovation du parc d’équipements sportifs. On recense officiellement 270 000 équipements sportifs en France (hors équipements de proximité), dont 85 % appartiennent aux communes et 42 % ont plus de 40 ans, a rappelé Virgile Caillet, avant de dévoiler les premiers chiffres d’un « Baromètre de la commande publique » en matière d’équipements sportifs, que l’Union sport & cycle est en train de finaliser. Selon cette étude, la part du sport et des loisirs plafonne à 5 % de la dépense publique depuis six ans, avec un recul de 13 % sur les rénovations et de 36 % sur les travaux neufs ! « Entre ce parc vieillissant et le bouleversement des pratiques, il y a vous, collectivités locales et territoriales, qui avez une équation à résoudre, une équation à effet ciseaux entre des moyens qui se concentrent ou se raréfient et l’urgence à rénover, mettre aux normes et installer de nouveaux équipements »,  a alerté Virgile Caillet. Conséquence : « Ou nous sortons nos mouchoirs en priant pour une intervention financière hypothétique de l’État, ou nous saisissons cette opportunité formidable, dans la dynamique de réforme de la gouvernance du sport français et dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024 ! », a-t-il conclu, non sans avoir indiqué de nouvelles pistes : implanter des concepts innovants d’espaces sportifs légers ou modulables, mettre sur pied des partenariats public privé pour la gestion des équipements ou encore partager les usages de ces derniers avec d’autres activités…

Dominique Demoinet Hoste, à Montpellier

Une seule convention collective pour le commerce et l’industrie du sport

Par deux accords, l’Union sport & cycle et les principales organisations syndicales de la branche commerce sport-loisirs ont entériné l’évolution du secteur et étendu le champ d’application de la convention collective, initialement lié au commerce, à la plupart des activités de la filière, de la conception aux services en passant par la fabrication : les métiers de l’industrie d’articles de sport sont désormais couverts.
Pour connaître les règles de rattachement et télécharger l’accord, cliquez ici.

Un accord sur le travail dominical dans les zones touristiques et commerciales

L’Union sport & cycle a également signé un accord avec la CFTC et l’Unsa afin de permettre aux établissements situés dans les zones commerciales et touristiques d’ouvrir le dimanche. Conformément aux dispositions de la loi Macron, des contreparties sont définies ; elles ne sont toutefois pas applicables aux magasins saisonniers de montagne et du littoral qui doivent définir les contreparties à leur niveau.
Pour connaître les entreprises concernées, les contreparties et télécharger le texte de l’accord, cliquez ici

Pour en savoir plus : lire le communiqué de l’Union sport & cycle ici

La cérémonie de remise des panonceaux « Villes actives et sportives » s’est déroulée au cours de la soirée du jeudi 1er février 2018, sous les dorures de la Salle des Illustres du Capitole, l’hôtel de ville de Toulouse (31). En présence de Laura Flessel, ministre des sports, de Bernard Lapasset, président d’honneur du Comité d’organisation des Jeux Olympiques Paris 2024 et de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse – ville qui vient d’obtenir un label « trois lauriers » – 120 élus ont reçu leur panonceau au terme de cette deuxième édition, ce qui porte à 288 le nombre de « Villes actives et sportives » en France.

La première ville « 4 lauriers »

Attribué par le ministère des Sports, en partenariat avec l’Union sport & Cycle et l’Association nationale des élus du sport (Andés), le label « Ville active et sportive » est attribué aux collectivités qui encouragent la pratique sportive sur leur territoire. Un jury de professionnels est chargé de le délivrer en suivant une procédure d’évaluation rigoureuse. L’an dernier, pour la première édition, trois niveaux de qualifications avaient été définis, matérialisés par le nombre de « lauriers » figurant sur le panneau. Cette année, la barre d’excellence a été remontée d’un cran, avec la possibilité de décerner quatre lauriers. Seule la ville d’Angers a atteint ce niveau, avec brio : c’était sa première candidature.

Six villes montent en grade

Les communes détentrices du label peuvent en afficher le panneau où bon leur semble sur leur territoire pendant deux ans. Parmi les 120 collectivités distinguées (cliquer ici pour consulter la liste complète), six avaient déjà obtenu le panonceau et se sont représentées pour passer dans la classe supérieure : Saint-Saulve (59) et Sanary-sur-Mer (83) ont décroché leur 3è laurier, Gargenville et Les Mureaux (78), Xertigny (88), Noisy-le-Sec (93) et L’Isle Adam (95). Au global, le millésime 2019-20 des Villes actives et sportives, compte 40 villes de niveau 1, 65 de niveau 2, 14 de niveau 3 et 1 de niveau 4. « Souvent, en matière de politique sportive, nous avons le nez dans le guidon. Pour nous, le premier intérêt du label Villes actives et sportives a été de nous contraindre à nous poser la question : « Quelle est la valeur du sport sur mon territoire ? », a témoigné Patrick Appere, élu en charge des sports de la ville de Brest (29), qui a engrangé trois lauriers l’an dernier. Et de compléter : « Nous avons tendance à minorer le sport dans les politiques globales. L’obtention du label donne plus de poids à nos paroles au moment de poser les enjeux et de parler budget ! ».

« Faire du sport une priorité nationale »

Au nom de la branche des entreprises du sport, le délégué général de l’Union sport & Cycle, Virgile Caillet a déclaré : « Ce soir nous sommes tous réunis autour d’un intérêt commun : la promotion des activités physiques et sportives. Au delà des enjeux commerciaux, toutes les entreprises de l’Union sont convaincues des bienfaits de la pratique sportive pour notre société. Les communes en sont les premiers maillons. » Pour les municipalités, obtenir le label « permet de valoriser le travail accompli par les adjoints municipaux en charge du sport et le personnel du service des sports », a de son côté précisé Marc Sanchez, président de l’Andès, après avoir rappelé que « les communes sont le premier financeur public du sport » en France et souligné l’engagement de l’Andès à « faire du sport une priorité nationale ».

L’héritage de Paris 2024, c’est maintenant

Bernard Lapasset, au nom du Comité d’organisation de Paris 2024, a insisté sur la dimension nationale de l’événement que seront les Jeux Olympique de Paris 2024. « Nous sommes très heureux de dire que les Jeux Olympiques seront, certes à Paris, mais aussi sur l’ensemble des territoires. Nous portons un héritage des JO qui commence aujourd’hui. Il nous revient d’écrire ensemble une nouvelle page du sport français ».

Accueillie comme une star par les élus, trop heureux d’approcher et de serrer la main d’une ministre-championne, Laura Flessel, ministre des Sports, a inscrit dans la même continuité Jeux Olympiques et sport pour tous, insistant sur le plan « 100 % Sport » du ministère à destination des quartiers carencés, avant de lancer : « L’an prochain, nous voulons mobiliser les communes sur le thème des Jeux Olympiques de 2024. Et fixons-nous l’objectif de 2024 Villes actives et sportives à l’horizon 2024 ! »

 

Les coprésidents de l’Union Sport & Cycle et Jean François Martins (Mairie de Paris) coupent le ruban du nouveau siège.

L’organisation professionnelle des entreprises de la filière sport, loisirs, cycle et mobilité active a profité de l’inauguration de ses locaux pour présenter son organisation et ses projets pour l’année 2018.

En présence d’une centaine de professionnels et institutionnels du Sport, Jean-François Martins, Maire Adjoint aux sports et au tourisme de la Ville de Paris, Bruno Gares, conseiller en charge du développement de la pratique sportive, de la formation et des établissements au cabinet de Laura Flessel, ministre des Sports, ont inauguré le nouveau siège de l’Union sport & cycle au stade Jean Bouin à Paris, aux côtés de Pierre Gogin, son 1er coprésident.

Au coeur du Triangle d’Or du sport

Créée il y a un an avec la fusion des trois syndicats historiques du secteur sport (FPS, Fifas et Univélo), l’Union sport & cycle prend ses quartiers dans un lieu hautement symbolique, le stade Jean Bouin situé dans le 16ème arrondissement de Paris, à deux pas du Parc des Princes et du stade Roland Garros. Pour Pierre Gogin, 1er coprésident de l’Union sport & cycle, le choix de l’adresse de représentation des entreprises du secteur sport, loisirs, cycle et mobilité active est tout sauf anodin. « Notre conseil d’administration a opté pour le stade Jean Bouin proposé par la Mairie de Paris, lieu ô combien représentatif d’un écosystème du sport, lieu de pratique et de spectacle (les deux stades), lieu de consommation (la boutique PSG), lieu d’innovation (Le Tremplin) et donc maintenant lieu institutionnel avec l’accueil de notre syndicat de la filière sport et cycle », a-t-il expliquéLe coprésident de l’Union sport & cycle a notamment rappelé les avancées récentes sur le plan syndical, avec un accord sur le dimanche et un commencement d’extension de la convention collective de la branche au industriels du sport.

Une organisation opérationnelle

L’Union occupe sous les tribunes du Stade Jean Bouin, 400 m2 de locaux lumineux et modernes, dont deux salles de réunions permettant notamment à ses 1 400 adhérents de se retrouver pour le travail en commissions.  « Ce nouveau siège constitue l’aboutissement de la mise en place de l’Union qui est désormais totalement opérationnelle en tant qu’organisation représentative et porte-parole des entreprises de la filière sport, loisirs, cycle et mobilité active », a complété Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport & cycle.

“Un rôle primordial au sein de la filière économique”

Pour Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris chargé des Sports, du Tourisme et des Jeux Olympiques et Paralympiques, ” le sport est aussi une filière économique. C’est une industrie et il est essentiel de mettre en valeur les compétences et le savoir-faire des entreprises françaises. La ville de Paris est heureuse de voir l’Union sport & cycle s’installer au stade Jean Bouin.  De belles perspectives sont ouvertes et les Jeux Olympiques et Paralympiques constitueront notamment une formidable vitrine pour Paris et la France. “ Bruno Gares, conseiller en charge du développement de la pratique sportive, de la formation et des établissements au cabinet de Laura Flessel, s’est pour sa part réjoui ” des synergies trouvées entre le ministère des sports et l’Union sport & cycle, qui a un rôle primordial au sein de la filière économique. Nous sommes tous tournés vers un seul objectif: le développement de la pratique du sport pour toutes et tous. “

Après la réussite de la première édition, en 2016, les Ecosport Awards, organisées par l’Union sport & cycle, reviennent en 2018 pour récompenser les meilleures initiatives du secteur sport en faveur de l’environnement.
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Le sport, c’est la santé ! À quelques semaines des traditionnelles bonnes résolutions de la nouvelle année, l’Union sport & cycle et Ipsos dévoilent les résultats d’une étude sur les usages et les pratiques du fitness en France. Largement démocratisée en France, il s’impose comme une activité sportive de poids en prise avec l’évolution sociétale, avec près de 15 millions de pratiquants. Ci-dessous, les chiffres et analyses, infographie en bas de page.

 EN CHIFFRES

  • 1 Français sur 2 a déjà pratiqué le fitness (musculation, danse, sport de combat)
  • 1 Français sur 3 (35%) pratique ou a pratiqué une activité de fitness, de danse ou de sport de combat au cours des 12 derniers mois.
  • 64% des adeptes du fitness sont des
  • Les trois principaux moteurs de la pratique sont le maintien en bonne santé (96%), le plaisir (87%), et l’apparence physique (86%).
  • 20% des pratiquants combinent la pratique en salle avec un autre lieu (domicile, extérieur, travail…).
  • Les horaires d’ouvertures de la salle de sport constituent le critère le plus important pour les fitnesseurs (81%), devant le prix (74%) et la qualité du matériel (73%).
  • Les pratiquants consacrent en moyenne 32€ par mois à leur pratique du fitness.
  • 35% des fitnesseurs utilisent leur smartphone lors de la pratique de leur activité.
  • Les adeptes du fitness achètent leur équipement (textile et chaussure) plus fréquemment dans les magasins physiques que sur les sites web.

 

Source : Observatoire du fitness Union sport & cycle 2017 / Ipsos   

étude réalisée en ligne du 1er au 6 septembre 2017, auprès du panel Ipsos (IIS) sur un échantillon national représentatif d’individus âgés de 18 à 70 ans : 3 033 interviews réparties entre 1 070 pratiquants de fitness/musculation, danse, sports de combat et 1 963 non pratiquants.

Une pratique qui varie selon les profils

Selon l’étude, un Français sur trois (35%) pratique ou a pratiqué une activité de fitness, de danse ou de sport de combat au cours des 12 derniers mois, dont 91% au moins une fois par semaine. Au cours leur vie, c’est un Français sur deux  qui déclare avoir déjà pratiqué ces activités.

Séduisant de plus en plus de millennials, cette activité, qui recoupe des sports multiples et répond aux attentes des plus jeunes, est pratiquée à 63% par les moins de 45 ans. Elle est particulièrement appréciée des femmes, qui représentent 64% des pratiquants. Musculation, danse ou sports de combat, le fitness se décline aujourd’hui de nombreuses façons. Si le fitness en salle et la musculation restent les grands favoris des pratiquants (près de 13 millions de Français), 4 millions d’entre eux s’adonnent à la danse et 2 millions privilégient les sports de combat.

« Cette grande étude nationale concernant les « sports de forme vient conforter les enquêtes conduites récemment par l’Union sport & cycle et qui traduisent les profondes mutations qui s’opèrent actuellement dans la pratique du sport en France. Ainsi nous assistons à une forte « autonomisation » de la pratique et une diversification quant aux lieux de pratiques. Par ailleurs le fitness est une activité sportive qui plait particulièrement aux femmes et qui participe à la féminisation de la pratique sportive en général. L’offre, de plus en plus évolutive avec de nouvelles activités et disciplines régulièrement proposées, participe également à cette féminisation », analyse Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport & cycle.

La salle de sport en tête des lieux de pratique

Cette diversité d’exercices se retrouve aussi dans les lieux. Si la salle de sport se place en tête des lieux de pratique (on y retrouve 58% des sportifs), le home fitness (à domicile) est de plus en plus courant (41%), suivi de l’entrainement en extérieur (19%). Un cinquième des pratiquants aiment quant à eux combiner la salle de sport avec un second lieu de pratique, chez soi le plus souvent.

Pour choisir leur salle se port, les fitnesseurs avancent des critères précis. En tête figurent les horaires d’ouvertures (81%) permettant de s’adapter aux nouveaux rythmes de vie, suivis par le prix (74%) et à la qualité du matériel (73%), à égalité avec la proximité du domicile. Côté budget, les abonnements medium et low cost séduisent de plus en plus les pratiquants, qui consacrent en moyenne 32 € par mois à leur pratique du fitness.

Se maintenir en forme tout en se faisant plaisir

Les Français déclarent pratiquer avant tout pour être en bonne santé (96%). Le plaisir (87%) et l’apparence physique (86%) sont également des moteurs importants, sans toutefois oublier la notion de bien-être : ainsi, 82% des pratiquants interrogés invoquent l’aspect relaxant du fitness, et 81% déclarent pratiquer pour passer un bon moment et s’amuser. « Si le fitness permet d’entretenir sa forme et d’être en bonne santé, il est conçu par les pratiquants comme un exutoire pour se libérer des tracas de la vie quotidienne et se faire plaisir, il devient ainsi un fitness expérientiel » souligne Laurent Boudon, directeur d’études chez Ipsos Lyon.

Des fitnesseurs 2.0 !

La pratique du fitness 2.0 est de plus en plus répandue avec l’utilisation d’objets connectés par plus d’un fitnesseur sur deux (56%), notamment le smartphone utilisé par 35% d’entre eux. Viennent ensuite les lecteurs MP3 (18%) et les montres connectées (9%). Le recours aux applications mobiles est déjà bien intégré dans les habitudes des sportifs, surtout du côté des adeptes de sports de combat (69%). L’objectif : mesurer ses performances (40%), ou encore suivre un programme d’entrainement (22%).

Après neuf ans de baisse, la consommation textile reprend des couleurs et enregistre une très légère progression en 2017 (+0,2%,  selon l’Institut français de la mode. Les ventes de textile sport se démarquent avec une progression de 2,5% sur les neuf premiers mois de l’année. Le commerce d’articles de sport est désormais en bonne place dans le top 10 de la distribution d’habillement. (suite…)

Le Ski Force Winter Tour, organisé par l’Union Sport & Cycle, revient cette année pour sa 9ème édition. L’occasion pour le public de venir tester gratuitement les nouvelles gammes de matériel de ski de la saison d’hiver 2017-18, dans les stations savoyardes de Tignes (18 et 19 novembre 2017) et de Val d’Isère (25 et 26 novembre).  (suite…)


La cérémonie de remise des labels “Ville active & sportive”, décernés par 
 l’Association nationale des élus du sport, le ministère des Sports et l’Union sport & cycle, se tiendra le 1 février 2018 à Toulouse. (suite…)


Créée par le Groupe école pratique, établissement de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille, en partenariat avec la ville de Marseille et l’Union sport & cycle, l’Académie du sport proposera une filière de formations à la commercialisation d’articles de sport.

Ces formations sport, de niveau CQP à Bac +3, seront dispensées en alternance, en initial et dans le cadre de la formation professionnelle. Elles déboucheront sur cinq qualifications : vendeur technicien cycle, vendeur technicien course à pied – running, vendeur conseiller commercial en magasin de sport, assistant manager en magasin de sport et manager marketing « commerce du sport ».

Ces formations offrent aux lycéens, étudiants post-bac, ainsi qu’aux jeunes peu qualifiés, aux salariés ou demandeurs d’emploi, la possibilité de se former et de se spécialiser dans une filière d’avenir où la demande de personnel qualifié est de plus en plus forte. Les formations seront présentées le mercredi 20 septembre 2017, de 10h à 17h, à l’occasion de journées portes ouvertes.