keyboard_arrow_up
>
Territoires
>
Territoires

« Le sport doit devenir un vrai sujet de politiques transformatrices"

07/06/2022
L’économiste et éditorialiste Jacques Attali dans son livre « Faire réussir la France ? », publié aux éditions Fayard, énumère les leviers pour construire un pays où ses habitants sont « heureux, libres, paisibles, confiants, tolérants ». Le sport y tient une place.

Démontrer à ceux qui ne jurent que par les chiffres qu’il y a urgence à agir pour mettre plus de sport à tous les moments de nos vies. C’est le crédo de Jacques Attali. Il rappelle le rôle social du sport et insiste également sur l’apport sur le plan de la santé notamment en raison de la sédentarité toujours plus grande de notre société.

L’économiste et éditorialiste s’appuie sur un rapport de France Stratégie pour rappeler que le coût social de l’inactivité physique est chiffré à 140 milliards d’euros par an. « C’est deux fois le budget de l’Éducation nationale et 250 fois celui du ministère des Sports. Le sport est reconnu de manière opportune comme un objet politique utile, il doit devenir un vrai sujet de politiques publiques transformatrices ».

Pour Jacques Attali, l’un des grands enjeux des années à venir est de multiplier les occasions de faire du sport à tous les moments de la vie de chacun : à l’école, dans la ville, au travail. « De nombreuses études démontrent que le principal frein à la pratique des adultes est logistique ; on arrête le sport parce qu’on ne trouve plus le temps. Les entreprises, les clubs sportifs, les collectivités locales doivent faire en sorte d’adapter leur offre, et de multiplier les possibilités de faire du sport à tous les moments de la journée » déclare Jacques Attali dans un entretien à sportetcitoyennete.com.

Dans une étude récente du Credoc et de l’Ucpa, il est montré que les principaux motifs de la non-pratique ou de la faible activité physique des 16/25 ans sont le manque de temps pour 45 % d’entre eux (trop de travail, de devoirs, de contraintes familiales), mais également l’absence d’équipements à proximité (pas assez d’équipements de proximité ou horaires indadaptés) ou encore le coût trop élevé de la pratique sportive. 30 % des 16-25 ans estiment que faire du sport est trop onéreux, notamment les jeunes des catégories modestes (45 %) et ceux ayant du mal à boucler les fins de mois (42 %). Il va de même pour les actifs (42 %) et les 22-25 ans (38 %).

A voir également
  • Territoires 20/06/2022
    Yves Audo, nouveau président du CdCF
    Le Conseil du Commerce de France, dont l’Union Sport & Cycle est membre, a élu Yves Audo à la...
  • Territoires 28/04/2022
    Un programme dédié aux employeurs pour accompagner le vélotaf
    Les employeurs peuvent désormais s'appuyer sur Objectif Employeur Pro-Vélo (OEPV), un programme...
  • Territoires 01/03/2022
    Focus sur 4 axes de la loi Sport
    Après trois années de concertation, la proposition de loi visant à démocratiser le sport en...
  • Territoires 17/06/2021
    Avalanches : un mois de mai très meutrier
    Les accidents d’avalanche ont touché plutôt des pratiquants expérimentés, montre le...
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de partage via les boutons de réseaux sociaux.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies